Douce érosion

A la fin des fetes, on est un peu fatigué. Au milieu de Souccot, vous voulez simplement vous en remettre une fois pour toutes et reprendre votre vie. Je n'ai jamais compris pourquoi HaChem nous a donn

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Dov Ber HaLevi

Posté sur 30.09.20

Jusqu'à maintenant.

J'ai fait un long voyage. Je l'ai commencé il y a dix ans, au plus profond de mon puits spirituel. Depuis, je travaille constamment sur moi. Je prie chaque jour, en m'efforçant d'accomplir la mitsva de la sainteté personnelle, de la paix à la maison et de vivre en Terre d'Israël. Lentement, très lentement, les sédiments qui recouvraient mon âme ont commencé à s'éroder.

 

Parfois, j'ai eu des moments de clarté. Je me sentais si proche de HaChem que c'était comme si nous étions enlacés dans une danse. La plupart du temps, j'avais l'impression d'escalader une montagne, poussé en avant par une force qui me submergeait à tout moment.

 

L'année dernière, quelque chose d'inattendue s'est produit. Peut-être était-ce à cause de l'âge et du choc que l'on ressent en réalisant que l'horloge tourne inexorablement. C'était peut-être pour des raisons de santé, un peu d'inconfort dans certains endroits inquiétants. Le fait est que j'ai réalisé que je ferais mieux de devenir sérieux car il n'y a pas de garantie que j'aurai le temps ou la capacité de me repentir dans cette zone grise appelée «la prochaine fois».

Ce sont les meilleures fetes dont je me souvienne. Notre famille a apprécié chaque instant. Nous avons passé Souccot à récolter des aubergines et des grenades dans une ferme du nord, puis les avons mangées dans une grande soucca à Hevron. Les enfants ont cueilli des raisins et ont fait du jus de raisin pour le Kiddoush de Simchat Torah. Nous sommes allés au tombeau de Yehuda HaNasi, qui a compilé la Michna, et nous y avons célébré la fête de Souccot. Chaque jour, nous avons fait des bénédictions sur les quatre espèces.

 

Je pouvais littéralement ressentir la joie émanée de mon âme. De la même manière que parfois nous nous réveillons et nous nous sentons mal sans raison explicable, cette fois nous nous sommes réveillés en nous sentant merveilleusement bien. Chaque jour. Nous ne voulions pas que les fêtes se terminent. Nous voulions que Souccot dure éternellement.

 

J'ai finalement compris le sens de Shemini Azeret, la fête qu'HaChem a ajoutée le lendemain de Souccot et qui signifie "rester un peu plus longtemps …". HaChem a dit qu'Il était si heureux que nous soyons si proches de Lui depuis si longtemps qu'Il ne veut pas nous laisser partir.

 

C'est le sens de Sim'hat Torah, la réjouissance de la Torah. C'est un plaisir d'être si proche de Dieu que nous ne voulons plus partir une fois la fête terminée. Dieu commande à l'univers de continuer à jouer de la musique un jour de plus.

 

La célébration divine continue.

 

Au cours d'une vie pleine d'erreurs, j'ai appris que l'âme est comme un aimant, qu'elle est attirée par D.ieu, qu'elle cherche à tout moment la sainteté. Nous avons été créés pour être heureux, saints et toujours proches du Créateur. Tout comme un aimant attire n'importe quel métal, déplaçant même l'objet de sa place, défiant la gravité juste pour le toucher, l'âme attire HaChem, Torah et mitsvot, et enfreint également les lois de la nature pour le faire.

 

Nous devons travailler beaucoup plus dur pour nous rapprocher de HaChem, et le travail peut sembler laborieux. Petit à petit, nous changeons nous réalisons le changement qui semblait impossible. L'eau, avec le temps, peut faire des trous dans un rocher. Chaque fête est plus douce. Chaque leçon de Torah devient une expérience plus complète. Chaque mot de prière est ressenti à tout moment.

 

Les jours que nous voulons terminer une fois pour toutes se transforment soudainement en moments auxquels nous ne voulons jamais finir.

 

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