Une tête de veau peu commune – Réé

D'une façon subite, le veau referma sa bouche sur la main du cho'het. Doucement le veau augmenta la pression sur la main du pauvre homme, jusqu'au point où les dents de l'animal...

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le Ba'al Chem Tov

Posté sur 23.08.08

Une tête de veau peu commune

"Tu pourras à ton gré, tuer des animaux et en manger la chair, dans toutes tes villes, selon le bien-être que l'Éternel, ton D-ieu, t'auras accordé.” (Deutéronome 12:16).
 
Un certain jour, le Ba'al Chem Tov voyageait à travers le pays, comme cela lui arrivait souvent. Nous étions déjà vendredi après-midi lorsqu'il arriva dans un petit village. Le rabbin local invita le Ba'al Chem Tov à rester chez lui pour le Chabath ; l'invitation fut acceptée avec rapidité et joie. Le rabbin était tellement excité à l'idée de recevoir chez lui invité d'une telle stature qu'il courut voir sa femme afin de lui dire : "Prépare vite un repas succulent de Chabath en honneur de notre invité, le saint Ba'al Chem Tov !"
 
"Mon cher mari," répondit la femme, 'tout est déjà prêt. Grâce à D-ieu, j'ai acheté ce matin un beau morceau de bœuf chez le cho'het (personne reconnue compétente pour abattre le bétail et la volaille, selon la loi juive). Je cuirai ce morceau en honneur de notre invité spécial."
 
Lorsque la femme du rabbin alla chercher le morceau de viande qu'elle avait mis dans le placard de la cuisine, celui-ci… avait disparu ! Elle eut beau chercher dans tous les recoins de la maison : le morceau de viande resta introuvable.
 
Désespérée, elle alla demande en dernier recours à sa voisine si elle n'avait pas un morceau de viande à lui prêter pour le Chabath. Celle-ci répondit par l'affirmative ; de plus, la viande était déjà cuite et il suffisait d'en couper un beau morceau pour régaler le Ba'al Chem Tov et ses hôtes. La maîtresse de maison se dirigea vers sa cuisine afin de satisfaire la demande de sa voisine et constata avec effroi que son morceau de viande avait… disparu ! La femme du rabbin alla demander à une autre voisine de venir à son aide, mais la même chose se produisit : la viande avait disparue d'une façon mystérieuse.
 
Ne sachant quoi faire, elle retourna penaude chez elle afin de demander à son mari ce qu'elle devait faire. À peine rentrée dans sa maison, elle aperçut le cho'het à travers la fenêtre du salon. Elle courut vers la rue et raconta son histoire à l'abatteur. On sentait au son de sa voix que sa tristesse était à son comble.
 
"Ne vous inquiétez pas," lui dit le cho'het, "j'ai abattu, il y a seulement quelques heures, un splendide veau. Je me ferai un plaisir de vous en couper un morceau de premier choix."
 
Juste à cet instant, le Ba'al Chem Tov croisa nos deux personnages dans la rue. La rabbanite présenta son illustre invité au cho'het qui lui dit : "Savez-vous que j'adore manger la tête du veau ? Pourriez-vous m'apporter la tête entière de ce veau ? Je voudrais vous aider à la nettoyer." Le cho'het acquiesça immédiatement à la demande et s'en alla à grands pas chercher la tête de veau. Quelques minutes plus tard, il était déjà de retour chez le rabbin, avec la tête de veau dans les mains.
 
Le Ba'al Chem Tov attendait le retour du cho'het. Après que celui-ci ait posé la tête de veau sur la table de la cuisine, le Ba'al Chem Tov lui demanda s'il connaissait le nombre exact de dents que possède généralement un veau. Le cho'het n'était pas certain de la réponse. Le Ba'al Chem Tov lui expliqua : "Quelques uns disent qu'il en a un certain nombre, tandis que d'autres disent qu'il en a un autre nombre. Pourriez-vous compter le nombre exact de dents que possède un veau ?"
 
Le cho'het ne perdit pas de temps : il ouvrit de suite la bouche du veau et y introduisit sa main dans le but de compter une à une les dents de l'animal. D'une façon subite, le veau referma sa bouche sur la main du cho'het. Doucement, le veau augmenta la pression sur la main du pauvre homme, jusqu'au point où les dents de l'animal commencèrent à pénétrer dans sa peau. Le cho'het commença à crier de douleur.
 
Le Ba'al Chem Tov regarda le cho'het droit dans les yeux. Il lui dit : "Pour quelle raison criez-vous ? Le veau n'est-il pas mort ?"
 
Le cho'het commença à paniquer. "Aidez-moi ! Aidez-moi !" supplia-t-il.
 
Le Ba'al Chem Tov commença à pousser des grands cris : "Confesse-toi rach'a (mauvais homme) ! Le veau n'était pas kacher, n'est-ce pas ?"
 
"Je ne sais pas Rabbi ! Je vous promets que je ne sais pas !" cria le cho'het. "Je ne vérifie jamais les poumons d'un veau afin de m'assurer que l'animal est kacher [cette vérification est exigée par la loi juive]. Plutôt, je décide au petit bonheur la chance si la viande est kachère ou pas."
 
"Que voulez-vous dire ?" demanda le Ba'al Chem Tov. "À cause de vous, tous vos amis dans cette communauté ont consommé de la viande non kachère ?"
 
Le rabbin ordonna au cho'het de démissionner sur le champ de son poste.
 
Le cho'het marmonna : "Cela se pourrait fort." Le cho'het se tenait maintenant immobile au beau milieu de la cuisine. Aucun signe de vie .tait visible sur son visage ; il regardait dans le vide. Lorsque le rabbin local entendit ce que le cho'het avait dit, il fut prit de transes. Il répétait sans cesse : "Vous voulez dire que nous avons tous mangé de la viande non kachère, que D-ieu nous préserve."
 
Très rapidement, la nouvelle s'était répandue comme une traînée de poudre dans le village. Tous se racontaient la façon dont le Ba'al Chem Tov se servit d'un miracle afin de piéger le cho'het. Tout le monde fut abasourdi lorsqu'on appris la ruse utilisée par le Ba'al Chem Tov pour faire dire au cho'het que toute la communauté mangeait de la viande non kachère depuis très longtemps. En fin de compte, un sentiment de colère s'était emparé de la population et le cho'het fut l'objet de menaces verbales. Celui-ci était tellement gêné de constater que tout le village savait maintenant sa façon de procéder, qu'il alla trouver refuge chez lui avec la ferme intention de s'esquiver le plus vite possible, avec toute sa famille, dès la fin du Chabath.
 
Plus tard, et avant que le cho'het quitte le village couvert de honte, le Ba'al Chem Tov lui indiqua ce qu'il devrait faire pour se repentir d'un tel péché.
 
* * * * *
 
Le Ba'al Chem Tov et la prière
 
"Lorsque vous priez, vous devez vous concentrer afin de stimuler les lettre grâce auxquelles le ciel et la terre, les créatures supérieures et inférieures, ainsi que tous les mondes ont été créés. Alors, tous les mondes et la création entière réciteront avec vous les mots de la prière et des louanges, car les lettres que vous invoquez sont la vitalité de toutes les créatures. Cette intention élève toute la création, au ciel et sur terre.
 
Lorsque des personnes d'un niveau élevé spirituel élevé prient avec cette intention, elles stimulent également les lettres des individus d'un niveau inférieur, afin qu'elles aussi puissent prier avec une plus grande concentration et plus d'exubérance. Cela leur permet de devenir de meilleures personnes.
 
Le Ba'al Chem Tov enseignait aussi à ses disciples qu'ils devaient même pour l'oiseau qui gazouillait et qui passait au-dessus de leur tête. Cette intention aussi aide les personnes à profiter des mots de Tora avec lesquels les disciples les réprimandent.
 
Le Ba'al Chem Tov insista à plusieurs reprises sur ce sujet.
 
Darké Tsedeq 39, section 80. 
  

Nous remercions la Fondation du Baal Shem Tov pour son aide précieuse. Afin d'en savoir plus sur le Baal Shem Tov, nous vous invitons à visiter le site Internet de la Fondation : http://www.baalshemtov.com/

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