Ne pas blasphémer

Même lorsque notre souffrance est grande, nous recevons un avantage spirituel immense si nous disons : “Cela aussi est pour le bien.” Bien sûr, cela ne signifie absolument pas…

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Alice Jonsson

Posté sur 06.10.09

Cette semaine, nous étudions le deuxième des sept commandements : l’interdiction de blasphémer.

Blasphémer consiste à maudire D-ieu. Si nous maudissons intentionnellement D-ieu, nous Le blasphémons. Il est évident que nous ne pouvons pas blesser physiquement D-ieu ; ainsi, certaines personnes l’attaquent d’une façon verbale, en utilisant des mots qu’ils n’auraient pas dû, que D-ieu nous préserve. Leurs actions causent du dédain pour le Tout-Puissant aux yeux d’autres individus ; la raison de tout cela est – la plupart du temps – notre simple envie d’exprimer des sentiments négatifs. Blasphémer est un très grave péché.
 
L’essence de ce commandement est notre capacité à accepter l’idée que des évènements qui ne se passent pas comme nous l’aimerions correspondent peut-être exactement à la façon souhaitée par D-ieu.
 
Tout ce qui nous arrive se déroule pour une raison précise que nous comprenons parfois ou qu’il ne nous sera jamais donnée de comprendre. Cependant, tous les défis que nous devons relever dans notre vie ont été programmés spécifiquement pour nous par le Tout-puissant ; il est également un fondement de la foi de réaliser que tout ce qui nous arrive est pour notre bien ultime.
 
Il est évident que cela n’est pas toujours facile. Par exemple : lors du décès d’un être cher, il est extrêmement difficile de ne pas se sentir envahi par la douleur. Également, lorsque nous pensons avoir été la victime évidente d’un acte malveillant, ou que nous avons été insultés, blessés physiquement ou émotionnellement… il est ardu de prendre suffisamment de recul pour avoir une vue d’ensemble. Pourtant, c’est celle-ci qui nous permet de prendre conscience que notre Père dans le Ciel nous aime – au-delà de ce que nous imaginons – et que Son amour est éternel.
 
Même lorsque notre souffrance est grande, nous recevons un avantage spirituel immense si nous disons : “Cela aussi est pour le bien.” Bien sûr, cela ne signifie absolument pas que nous devons minimiser la souffrance ou la douleur des autres personnes, que D-ieu nous protège. Plutôt, cela veut dire que nous devons comprendre que D-ieu nous place – à l’occasion – dans des situations qui relèvent du défi et qu’Il fait cela pour une raison précise.
 
Pour revenir au commandement de l’interdiction de blasphémer, lorsqu’une personne transgresse ce commandement, c’est l’existence même de D-ieu qu’elle nie. Pourtant, le Créateur nous aime et contrôle tout dans notre vie et dans le monde ; nous ferions bien de ne pas nier ce fait ou essayer de le minimiser.
 
Voici quelques autres exemples qui sont inclus dans les blasphèmes :
 
– Prétendre que le Satan possède un certain pouvoir face à D-ieu. Au contraire, D-ieu contrôle entièrement tout ce qui arrive dans l’univers et cela inclut aussi les agissements du Satan. Un certain jour, un rabbin m’informa qu’en réalité, le Satan est le meilleur employé de D-ieu. De fait, il se présente toujours le premier au travail et ne demande jamais un jour de vacances ! Notre libre arbitre est un cadeau de la part de D-ieu et il existe seulement avec Sa permission.
 
Le Maître du monde se saisit du produit de notre libre article – c'est-à-dire la nature de nos choix – et l’utilise pour atteindre les objectifs qu’Il a fixés pour nous – en tant qu’individus – et pour le monde entier.
 
– Même si une personne ne croit pas en une fausse religion, mais qu’elle la qualifie de “vraie”, elle blasphème. Ainsi, nous comprenons de cela que l’idolâtrie et le blasphème sont liés l’un à l’autre : les deux diminuent le statut que nous accordons à D-ieu. Lorsqu’une personne est impliquée dans une de ces transgressions, elle ronge les fondations de la foi : que D-ieu nous aime et qu’Il est responsable.
 
– Si une personne blasphème en public et qu’elle rétracte ensuite ses mots, cela est tout de même considéré un blasphème. Se détourner de D-ieu, que D-ieu nous préserve, est une chose terrible ; le faire en public – ce qui peut inciter d’autres personnes à s’en détourner également – est encore plus grave.
 
– Si une personne blasphème en privé et qu’elle rétracte ensuite ses mots, D-ieu peut accepter son repentir si celui-ci est sincère.
 
– La médisance à propos d’une chose que D-ieu a créée peut être considérée par certaines personnes comme un blasphème. Selon certaines autorités, nous devons faire très attention à cette transgression car elle est fréquente et extrêmement grave.
 
D-ieu a créé le monde par la parole. Notre capacité à parler nous distingue des animaux et nous place au sommet des êtres que D-ieu a créés. Nous devons absolument nous entrainer à utiliser notre pouvoir de la parole pour des bonnes raisons et uniquement pour celles-là.
 
(Les références les plus importantes pour rédiger cet article sont extraites des livres “Seven Colors of the Rainbow”, par le rabbin Yirmeyahu Bindman et “The Path of the Righteous Gentile”, par Chaim Clorfene et Yakov Rogalsky. Ces deux livres sont des sources irremplaçables pour toutes les personnes qui désirent s’informer plus amplement à propos des sept lois des enfants de Noé.)
 
Avec l’aide de D-ieu, nous étudierons la semaine prochaine le troisième des sept commandements : ne pas tuer.

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