Les bonnes questions… et les autres !

Notre devons identifier les questionnements naturels et qui nous aident à faire un pas vers la bonne direction, de ceux qui nous sont soufflés par le yetser hara' et dont le but...

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David-Yits'haq Trauttman

Posté sur 14.02.10

 

L'être humain ne peut pas s'empêcher de penser. Il ne s'agit pas d'un désir, mais d'un besoin. Le Créateur nous a programmés pour penser, dès l'instant où nous ouvrons l'œil, jusqu'au moment où nous le fermons. Certaines personnes pensent tellement qu'elles ont besoin d'une aspirine pour lutter contre leur mal de tête. (Ma femme regrette régulièrement que je ne fasse pas partie de cette classe d'individu ; selon elle, cela me permettrait de faire moins de bêtises !)
 
Notre mauvais penchant sait cela pertinemment et il s'en sert souvent pour nous faire tourner en bourrique. Fidèle à lui-même, il présente ses attaques sous l'aspect de questions intelligentes, pointues et qui sont censées nous aider à nous rapprocher de D-ieu. Partant, notre problème consiste à identifier les questionnements naturels et qui nous aident à faire un pas vers la bonne direction, de ceux qui nous sont soufflés par le yetser hara' et dont le but est de nous rendre la vie misérable, qu'à D-ieu ne plaise.
 
Identifier l'ennemi
 
Afin de nous rendre la vie dure, le mauvais penchant se sert de notre orgueil et de notre prétention à tout savoir (ou à tout devoir savoir) et à bannir de notre bouche la phrase que chaque individu espère ne jamais prononcer : « Je ne sais pas. » Pourtant, avec un peu de modestie, il est possible d'être plus fin que le yetser hara' et de faire en sorte que ce soit lui qui mange son pain noir.
 
Imaginez que vous soyez un grand chirurgien. Votre malade se trouve devant vous, endormi et le cœur ouvert. Pour chaque mouvement que vous faites et pour chaque organe que vous touchez, les conséquences peuvent être terribles. Si vous étiez dans cette situation, on comprendrait parfaitement que vous ne preniez aucun risque. De fait, si vous agissiez autrement, vous seriez coupable de la plus grande négligence possible : celle qui met la vie d'une personne en danger.
 
Nous sommes le chirurgien et notre esprit est l'outil dont nous nous servons pour mener à bien notre opération. Certes, notre esprit se doit d'être actif : un chirurgien qui ne ferait rien serait également dangereux ! Pourtant, si notre esprit s'engage dans une mauvaise direction, les conséquences peuvent être dramatiques. Un peu trop à gauche ou un peu trop à droite et la fin est certaine, que D-ieu nous préserve.
 
Un chirurgien ne le devient pas du jour au lendemain. La formation est longue et les personnes qui enseignent des professionnels extrêmement compétents. Pour notre esprit aussi, la formation est longue. Notre problème est que nous faisons souvent l'école buissonnière. Que penserions-nous d'un élève chirurgien qui prétendrait se former tout seul ? Lui confirions-nous notre corps ? De la même façon, nous ne devrions jamais faire prêter le moindre crédit à notre esprit s'il n'a pas été formé dans les meilleures écoles.
 
Dans ces écoles aussi, les enseignants ont été formés à la perfection. Ce qu'ils enseignent, ils l'ont reçu de leurs maîtres. C'est en s'en tenant au moindre détail de ce qu'ils ont appris que leur enseignement révèle sa valeur. En la matière, la nouveauté est suspecte et l'originalité peu appréciée. Ce sont ces enseignants que nous devons chercher et à qui nous devons nous adresser pour former notre esprit.
 
Les questions que nous nous posons peuvent être classées – d'une façon un peu simpliste – en trois catégories : 1) les bonnes ; 2) les bonnes pour lesquelles nous devons attendre et 3) les mauvaises. Si nous parvenons à identifier et à classer chaque question qui nous vient à l'esprit, nous aurons fait une grand pas pour rencontrer la joie et le bonheur chaque jour de notre vie. Qui a dit que cela ne mérite pas de faire quelques efforts ?
 
 
Les bonnes questions. Ce sont celles dont la réponse nous intéresse généralement au plus haut point et qu'il est possible de trouver : dans les livres, en s'adressant à une tierce personne… Ces questions – et leurs réponses – possèdent souvent un point commun : celui de nous remplir d'un sentiment de satisfaction d'avoir appris quelques chose d'utile et qui nous fait avancer dans la bonne direction.
 
Les questions qui nécessitent une attente. Certaines question sont bonnes sur le fond, mais pour certaines raisons, elle exigent une certaine patience de notre part. Le plus souvent, ce délai est nécessaire pour des raisons techniques ou personnelles. Dans le premier cas, il peut être prématuré de donner une réponse à une situation qui est en plein développement. Dans le second cas, c'est notre niveau spirituel qui doit s'élever pour nous permettre de comprendre la réponse à la question posée.
 
Les mauvais questions. Ce sont elles qui sont dangereuses et dont nous devons nous méfier comme la peste. Je ne plaisante pas : la vie d'une personne peut réellement devenir un enfer, qu'à D-ieu ne plaise, si elle n'y prend garde. Il est notre obligation de nous tenir éloignés de ces questions et de prier abondamment pour qu'elles ne pénètrent pas notre esprit à notre insu.
 
Le danger que représentent ces questions est d'une telle gravité qu'il mérite notre attention particulière. Il est important de préciser que les personnes qui ont appris – de loin ou de près – la philosophie sont plus enclines que les autres à être les victimes de ces questions perfides.
 
La particularité de ces questions est de ne pas avoir de réponses. N'eut-été l'œuvre malfaisante de notre mauvais penchant (qui utilise notre orgueil et notre prétention à tout savoir), nous ne ferions grand cas de ces questions. « Je ne sais pas ! » dirions-nous avec le sourire. Cependant, cela est trop pour notre ego et partant, nous ouvrons la porte au forces de la mort, qu'à D-ieu ne plaise.
 
Il est difficile de citer des exemples précis de ces questions. Plutôt, ce sont leurs conséquences qu'il faut citer. Si elles font naître en nous un sentiment désagréable, une notion de vide, d'inutilité existentielle… elles sont certainement l'œuvre du yetser hara' ». Ceci doit être un principe fondamental qui doit guider notre vie : Hachem désire que nous soyons joyeux et ne nous met jamais dans des situations dans lesquelles l'angoisse et le stress sont la seule solution.
 
Plutôt, c'est notre éloignement du Divin, notre manque de connaissance de la vérité et notre égoïsme qui sont les responsables de notre piètre état moral qui nous guette à tout instant, que D-ieu nous préserve. Nous devons demander l'aide du Ciel pour nous rapprocher de la joie et du bonheur quotidien, dans toutes les situations et à chaque instant. Puisse le Ciel entendre nos paroles de Désir saint.
 
 
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