Aider, c’est aimer !

Le Rav Shalom Arush, chelita, est un exemple vivant d'une personne qui a voué sa vie à aider les autres. C'est un nombre infini de prières...

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David-Yits'haq Trauttman

Posté sur 19.02.10

 

L'âme juive est précieuse. C'est ce que nous avons de plus cher. Plus que nos actions, nos pensées et nos aspirations, notre âme et le lien le plus fort que nous possédons avec le Divin. C'est également ce qui nous sépare du monde animal.
 
Nous ne sommes pas des bœufs !
 
Les vitrines de magasin, les publicités, les rues de nos villes… tout se ligue pour nous faire croire que nous sommes des animaux à quatre pattes. Si nous ne portons pas le dernier vêtement à la mode, quelle honte ressentons-nous ! Si nous ne courrons pas acheter le dernier gadget électronique dont tout le monde parle, que diront nos amis ? Si nous osons dire que nous sommes croyants, quelle gêne ! La liste est sans fin des comportements bêtes que nous avons faits nôtres. Pourtant, nous sommes dans ce monde pour une raison tellement plus belle et plus enrichissante.
 
Sans nous en rendre compte, nous avons fait de notre corps notre dirigeant suprême. C'est lui qui nous dicte ce que nous devons manger, les vêtements que nous devons porter, les lieux que nous trouvons convenable de fréquenter… En fin de compte, nous laissons dans notre vie une place extrêmement restreinte à notre intellect et à nos capacités de réflexion.
 
Cette attitude est destructrice et nous devons la combattre de toutes nos forces. Lorsqu'une personne quitte ce monde, on ne lui demande pas combien de crèmes glacées elle a mangées de son vivant, ni la puissance du moteur de sa voiture. Plutôt, ce sont ses bonnes actions, ses prières, son étude de la Tora… qui seront mises de l'avant. Que dirons-nous alors ?
 
Chaque personne peut avoir sa tactique afin de ne pas oublier son statut exceptionnel dans ce monde. Il y a quelques années, un de mes amis en avait adopté une très simple : à son réveil, une des premières phrases qu'il prononçait était : « Je suis un être humain ! Je suis un être humain ! » Il m'avait avoué que n'eut été sa femme qui dormait encore à l'heure à laquelle il se levait, il aurait bien crié de toutes ses forces cette phrase.
 
Mon ami répétait cette phrase plusieurs centaines de fois par jour. « Je suis un être humain ! Je suis un être humain ! » Selon l'endroit où il se trouvait, il la chuchotait ou il la criait à tue-tête. Combien d'heures avons-nous passées ensemble dans les champs de Samarie – au beau milieu de la nuit et parmi les moutons et les chèvres – tandis que je l'entendais prononçait ce cri du cœur à Hachem.
 
Étant d'une tendance plus calme, je possède une autre technique : parler aux personnes qui me font le plaisir de m'adresser la parole. Nos échanges sont riches, intenses et toujours une source d'inspiration pour moi. La technologie moderne a fait exploser les frontières et les distances ; le même jour, il peut m'arriver de parler avec une personne qui habite le Brésil, une autre la France, une troisième en Israël…
 
Aider les autres, c'est s'aider soi-même
 
Lorsque je parle aux différentes personnes qui s'adressent à moi, je ne me demande jamais si elles sont religieuses ou si elles pratiquent telle ou telle chose. Il m'arrive même d'oublier de leur demander si elles sont juives ! Bien des fois, les questions que nous essayons de résoudre dépassent les détails de la vie pratique. Le plus important est de nous relever les manches et d'essayer d'avancer vers Hachem ; ceci concerne tout le monde, juif ou pas.
 
Tandis que nous parlons, nous révélons notre aspect d'être humain. Les vaches tiennent-elles des réunions pour régler leurs problème liés à l'existence ? Lorsque les difficultés d'une tierce personne deviennent dans une certaine mesure les nôtres, c'est un lien unique qui est créé : celui de l'amour entre deux personnes. Cela est également vrai dans les moments de joie : une brith mila, une bar mitswa ou un mariage ne sont pas seulement des moments où le menu a son importance. Ils sont également (principalement ?) des moments de joie intense qui vous transforme le temps d'une soirée.
 
Je le dis souvent aux personnes avec lesquelles je suis en contact : l'aidé et celui qui aide ne sont pas toujours ceux que nous croyons. Du dialogue nait un sentiment d'appartenance : celui d'avoir le privilège de faire partie d'un peuple unique et de partager une responsabilité commune. C'est vers le Divin que nous nous dirigeons, chacun à son allure. Monter dans ce wagon est un plaisir, seulement amoindri à la vue de ceux qui n'y sont pas encore montés.
 
Aider son prochain permet d'apprécier à leur propre valeur ses propres problèmes et difficultés. Si d'une discussion jaillit la lumière, quelle joie ! Une mère attristée, un père dépassé, un étudiant perdu, une jeune fille angoissée… nous avons tous besoin d'aide un jour ou l'autre. Le plus important est de savoir à quelle porte frapper lorsque nous en avons besoin.
 
Appeler à l'aide n'est pas un signe de faiblesse. Au contraire : il démontre la volonté de s'en sortir. C'est la personne abattue et seule qui met sa vie en danger. D'autre part, celle qui crie : « Assez ! Assez ! » et qui demande conseil est en bonne santé ; cette personne mène la vie qui lui est dictée par Hachem. C'est en se basant sur notre volonté de dépasser les aspects délicats de notre vie que les portes du Ciel s'ouvriront sur notre passage, après 120 années d'existence dans ce monde.
 
Le Rav Shalom Arush, chelita, est un exemple vivant d'une personne qui a voué sa vie à aider les autres. Au sein de l'équipe de Breslev Israël, il est une source inépuisable d'inspiration. C'est un nombre infini de prières que nous devons prononcer pour rencontrer une personne de cette stature. Lorsque nous savons vers qui nous tourner, le fardeau de nos problèmes s'allège automatiquement.
 
 
À l'opposé de cette attitude, existe des personnes qui ne demandent rien et qui ne désirent pas bouger. Pour elles, l'évolution spirituelle est un concept qui leur semble trop élevé et leurs jours se suivent et se ressemblent. Fermer les yeux possède plusieurs inconvénients : il devient impossible d'avancer d'une façon droite ; les difficultés des autres ne sont plus les nôtres car on ne les voit pas ; même si l'on recule, on peut penser qu'on avance ! Etc.
 
Voici une prière à prononcer régulièrement : « Maître du monde ! Ouvre mes yeux afin de me permettre de constater la distance qui me sépare de Toi. Ouvre mes yeux afin de me rendre sensible aux difficultés des autres âmes saintes de ce monde. Rends mon cœur de chair pour me faire sentir en mon fort intérieur mes fautes. Transforme mon cœur de pierre en une auberge d'accueil pour les êtres qui ont mal. »
 
Samedi soir 27 février, commence la fête de Pourim. Un mois après, nous célèbrerons – avec l'aide de D-ieu – la fête de Pessa'h (la Pâques juive). Cette période de l'année doit nous servir non seulement à nous rapprocher de D-ieu, mais à vouloir rapprocher le plus grand nombre d'âmes. C'est en les aimant que nous pouvons le faire.
 
Puisse la joie nous envahir le jour de Pourim ; puisse notre désir de vouloir nous rapprocher d'Hachem prendre le dessus lors de Pessa'h. Cela sera la fin de notre exil personnel et le début de notre délivrance : celle où nous aurons brisé les chaînes qui nous retiennent d'avancer vers notre Racine sainte.
 
Vous êtes cordialement invités à lire les billets du jour sur le blog de David-Yits'haq Trauttman à www.davidtrauttman.com/

 

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