Le chemin de la victoire

Chercher la vérité ne doit pas être une occupation qui dépend du temps, du lieu, ni des circonstances dans lesquelles nous vivons...

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David-Yits'haq Trauttman

Posté sur 28.03.10

 

« Nous avons gagné ! » Combien de fois n'avons-nous pas entendu cette phrase depuis quelques jours ? Le petit écran et les journaux sont remplis de figures publiques qui se congratulent devant leur victoire. Cependant, combien parmi nous réfléchissons réellement sur la nature de cette victoire. En d'autres termes : qu'ont-elles ou qu'avons-nous gagné ?

Une victoire amère
 
Pour un personnage politique, la réponse à cette question est simple : la victoire est son élection ; la victoire est sa promotion ; la victoire sa mise en avant. Pour les spectateurs que nous sommes, la victoire est d'un autre ordre et avec le temps qui passe, la victoire des unes est le plus souvent notre défaite.
 
Je désire avant tout lever un doute : je ne fais pas allusion à la victoire d'un parti politique spécifique de droite ou de gauche. Peu importe pour qui nous votons, nous votons pour des menteurs, des voleurs et des profiteurs. En Israël, la situation est identique et tout le monde le sait. Un récent sondage nous apprend que pour 70% des israéliens, le gouvernement qui dirige actuellement le pays est corrompu. D'autre part, 70% des personnes interrogées sont d'avis que la situation s'aggrave année après année.
 
Ainsi, la victoire à laquelle nous assistons est celle du mensonge, du vol et l'arnaque. Comment pourrait-il en être autrement ? Existe-t-il encore des personnes qui pensent que le personnel politique sert le bien public ? Une seule chose motive nos représentants : leur propres élections. Aux dépends de notre bien ; aux dépends de notre avenir ; aux dépends de celui de nos enfants.
 
Les soirs d'élections, ces menteurs ouvrent des bouteilles de champagne afin de célébrer le « bon tour » qu'ils nous ont joué. Ces soirs-là sont les plus belles nuits que je passe dans les champs à parler au Créateur et à Lui demander quand permettra-t-Il à tout cela de cesser ?
 
Et la vérité ?
 
Lorsque l'avenir professionnel d'une personne dépend de sa réélection, nous ne devons pas nous étonner qu'elle soit prête à tout pour y parvenir. En la matière, nous sommes les premiers fautifs de voter continuellement pour les mêmes voleurs et menteurs. S'ils sont coupables des pires méfaits, nous le sommes pour leur donner régulièrement les clés des coffres. Nous ne désirons pas ouvrir les yeux et nous en payons lourdement le prix.
 
La vérité – absolue et véritable – est celle qui ne dépend d'aucun facteurs extérieurs et certainement pas du bon vouloir des autres. Celle-ci est inaccessible à l'être humain qui n'est jamais entièrement libre de la pression de multiples facteurs : l'argent, la mode, la gêne… C'est pour cette raison que la vérité totale ne peut être définie que par D-ieu.
 
Le Maître du monde ne se présente pas aux élections ; Il n'a que faire des sondages de popularité et la limite des mandats ne L'atteint pas. De plus, Il possède un attribut qu'aucun représentant politique ne partage : Il recherche réellement notre bien. Cela fait toute la différence lorsque nous devons Lui accorder notre confiance.
 
En hébreu, « victoire » se dit « NiTSa'Hon » ; d'autre part, « éternel » se dit « NéTSa'H. » Ceci nous apprend que la véritable victoire est celle qui est éternelle et qui dépasse dans tous les cas la durée d'un mandat politique. Ainsi, la victoire pour la réélection et obtenue à coup de mensonges est tout, sauf éternelle et… victoire réelle.
 
Lorsque nous plaçons nos espoirs en des êtres de chair et d'os – qui nous mentent et nous volent – nous commettons une faute grave. L'âme juive n'a que faire de la victoire de tels hommes et de telles femmes. Plutôt, c'est une autre type de victoire qu'elle vise : celle de la lutte que nous menons contre nos mauvaises habitudes, notre égoïsme, notre vision étroite de la vie…
 
Nous menons le combat que nous désirons : celui des hommes éphémères ou celui du Divin éternel. L'échelle sociale est certes agréable à monter, mais lorsqu'elle devient notre but ultime dans la vie, nous nous trompons de lutte. D'autre part, renouer notre lien avec les sphères célestes et nos Origines saintes et sans doute moins à la mode, mais tellement plus enrichissant !
 
Chercher la vérité : chaque instant
 
Voici la véritable victoire que nous devons viser : chercher la vérité dans nos gestes, les grands comme les petits. Qu'il s'agisse dans notre vie de couple, de parents, d'employé… la question qui doit nous suivre est celle-ci : « Suis-je en train de faire ce qui représente le bien ultime : celui de mon âme ? » Mentir pour obtenir un salaire plus élevé ; rogner le temps passé avec sa femme pour partager un demi de plus avec les amis ; rater l'histoire du soir racontée aux enfants à cause d'un film à la télé… sont autant d'occasions manquées et qui nous éloignent de la vérité.
 
D'autre part, se battre contre notre propre mauvais caractère ; mettre des freins à notre envie d'argent ; baisser les yeux pour ne pas voir toutes les chairs qui s'offrent à nous… sont les occasions que nous pouvons tenter de saisir pour remporter autant de victoires. En agissant de la sorte, nous n'apporterons peut-être pas le sourire aux lèvres de notre banquier, mais nous nous endormirons plus proche du but ultime de notre vie : le rapprochement avec D-ieu.
 
Chercher la vérité ne doit pas être une occupation qui dépend du temps, du lieu, ni des circonstances dans lesquelles nous vivons. Il nous revient d'en faire notre leitmotiv et de ne jamais lâcher prise. Au-delà de notre réussite à la trouver, nous devons offrir notre volonté d'y parvenir comme un véritable sacrifice que nous destinons au Ciel. En fin de compte, lorsque la dernière heure d'une personne a sonné, que restera-t-il de sa vie ? Ses biens matériels s'envoleront comme de la fumée et resteront ses bonnes actions, son désir de se rapprocher de ses Racines saintes…
 
C'est cette vérité que les écrans de télévision, les discours politiques et les matches de football nous empêchent de voir. Essayons de faire marche arrière : il n'est jamais trop tard. Une minute de moins à écouter Sarkozy et de plus à prier nous rapproche de la bonne direction. Une minute de moins à regarder « Plus belle la vie » et une de plus à étudier notre Sainte Tora, c'est renouer avec notre âme. Une minute de moins à regarder un match de coupe d'Europe et de plus à parler à sa femme ou à ses enfants et c'est notre cœur qui revit.
 
Essayons de prendre un chemin différent. Cela en vaut la peine : c'est le seul que nous conserverons après notre bref passage sur terre !
 
Vous êtes cordialement invités à lire les billets du jour sur le blog de David-Yits'haq Trauttman à www.davidtrauttman.com/

 

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