Pas à pas, se rapprocher…

Au-delà de nos intentions véritables, il n'est pas facile de changer en peu de temps. Le coléreux ne deviendra pas un agneau en quelques jours...

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David-Yits'haq Trauttman

Posté sur 08.04.10

 

Nous célébrons cette semaine la fête de Pessa'h (la Pâque juive). La semaine dernière, nous avons participé au Seder pendant lequel nous avons déclaré notre amour pour Hachem et notre décision de nous rapprocher de nos racines. Quelle audace ! Quelques jours plus tard, que reste-t-il de notre enthousiasme ? Les prières que nous avons prononcées le soir de fête – et qui ont sans doute vu couler nos larmes – sont-elles suivies des gestes concrets qui donnent de la substance à nos promesses ?

Un pas à la fois

Au-delà de nos intentions véritables, il n'est pas toujours facile de changer énormément en peu de temps. La personne coléreuse ne deviendra pas un agneau en quelques jours, ni celle qui est égoïste la personnification de l'amour pour l'Autre. Les changements demandent du temps et à vouloir trop se presser, nous risquons d'aboutir à une situation pire de celle du départ.

Ceci est également une tactique du mauvais penchant de nous faire croire que nous pouvons être de grands Sages en vingt-quatre heures. La réalité est autre et en la matière, notre meilleure conseillère est la patience. Vouloir est bien, persister est encore mieux et demander l'aide du Ciel indispensable pour notre réussite.

Il prend une seconde pour casser un vase et de longues heures pour le recoller. Notre génération en est une d'individus brisés : dans leur cœur, leur désir du Divin et leur envie de renouer avec leurs racines. Ignorer cette situation et penser que nous pouvons devenir un Sage de la génération en peu de temps est irresponsable. Très vite – et devant l'absence de succès – nous nous découragerons et nous en arriverons à la conclusion inévitable que D-ieu ne veux pas de nous ; fiers d'avoir essayé, mais d'avoir essuyé un refus céleste, nous retournerons rapidement à notre routine : loin d'Hachem et dénuée de sens profond.

Il est bien plus réaliste de prendre conscience que notre avancée vers le Divin est une affaire de temps, de persévérance et d'entêtement. Le Ciel nous aidera plus volontiers lorsqu'il aura jaugé notre véritable désir de nous rapprocher du Créateur. Entre temps, nous devons fermer les yeux devant les obstacles et les dires condescendants de notre entourage.

Depuis le jour de notre naissance, combien de fois avons-nous cassé le lien qui nous lie au Maître du monde ? Combien de pas à reculons avons-nous faits ? Nous pouvons faire le compte sans devoir nous sentir entièrement coupables :

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