Le sens du mot grandeur

Et que fais-tu ? » « Je suis le Tsar de Russie ! », répondit-il. Il fronça les sourcils et dit d'un air amusé : « Eh bien, je suppose que tu travailles comme moi au village, et que quand tu finis ton travail de Tsar, tu t'enivres comme moi… » Ce Juif ne connaissait même pas le sens du mot Tsar et ignorait l'importance de l'homme qui se tenait devant lui.

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la rédaction de Breslev Israël

Posté sur 01.08.22

L’histoire suivante raconte une rencontre entre Rav Haim Sonnenfeld et le Haut-Commissaire du gouvernement anglais, en Israël. Une réunion qui fut pour l’époque un événement révolutionnaire et eut un impact significatif : des chefs de gouvernement de Londres s’intéressaient à la communauté juive en Terre d’Israël ! Le Haut-Commissaire, d’origine juive, avait hâte de rencontrer le célèbre Rav qui était la figure la plus dominante de Jérusalem à cette époque. Rav Haim Sonnenfeld, vivait dans un petit appartement en sous-sol dans le Vieux Jérusalem. Inutile de dire que l’appartement n’était pas meublé de fauteuils confortables ni de beaux meubles et que la maison du Rav était des plus simples. Avant de finaliser les détails de la rencontre, on suggéra de recevoir le commissaire dans un autre appartement, et non dans le petit appartement dans lequel le Rav vivait. Mais ce dernier refusa catégoriquement ! Il autorisa, à peine, à faire changer la nappe… Lorsque le Haut-Commissaire pénétra dans l’appartement, il fut choqué. Il ne pouvait pas croire qu’un homme d’une telle envergure vivait dans un appartement aussi “minable”! Le Rav ne répondit à l’interlocution de son hôte mais lui demanda seulement de regarder par la fenêtre. Puis il se tourna vers le Haut-Commissaire les yeux brillants de larmes et lui dit : “Vous voyez, ici était la maison de notre Créateur, le D.ieu d’Israël, et maintenant tout a été détruit, et Sa grande et sainte maison est devenue une ruine. Aussi ma maison ne devrait pas être mieux qu’une ruine !” La réponse laissa les deux protagonistes sans voix avant que le Haut-Commissaire ne quitte l’appartement avec admiration. Telle devrait être notre regard à tous sur la « Grandeur de la maison d’HaChem » comme le cite le Birkat Hamazon : “Sur la Grande et Sainte maison” ! Mais avons-nous simplement idée du sens de ces mots ? Une parabole : Un juif visita la grande ville de Saint-Pétersbourg, il vit un beau jardin, et ignorant tout de la ville, il décida d’y entrer pour se promener. Soudain un homme apparut devant lui. C’était le Tsar à qui appartenait le jardin. Il réprima sa colère et demanda : « Qui êtes-vous ? », « Je viens d’un certain village », répondit le Juif. « Et que faites-vous ici ? », enquêta le Tsar. « Je suis une simple personne qui se promène dans la capitale. J’ai vu ce beau jardin et j’ai décidé de m’y promener, voilà tout ! », « Quel est ton nom ? » demanda le villageois au Tsar : « Je m’appelle Nikolai », répondit le Tsar. « Et où habites-tu ? » demanda le juif. « Ici à Saint-Pétersbourg », répondit le Tsar, retenant à la fois son sourire et sa colère… « Et que fais-tu ? » « Je suis le Tsar de Russie ! », répondit-il. Il fronça les sourcils et dit d’un air amusé : « Eh bien, je suppose que tu travailles comme moi au village, et que quand tu finis ton travail de Tsar, tu t’enivres comme moi… » Ce Juif ne connaissait même pas le sens du mot Tsar et ignorait l’importance de l’homme qui se tenait devant lui. Cette histoire amusante, met en scène un paysan qui s’adresse au Tsar de Russie comme s’il s’adressait à un semblable et met là en exergue notre difficulté à prendre conscience de la grandeur de la maison d’HaChem, dont la destruction devrait ô combien nous impacter au quotidien. Qu’HaChem nous donne le mérite de voir sa maison reconstruite bientôt et de nos jours ! Amen !

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