La chute de Beitar

Que t'as dit le saducéen ? » Rabbi Elazar répondit : "Je ne sais pas, je n'ai rien entendu, j'étais en train de prier, je n'en ai aucune idée." Bar Koziva furieux donna alors un violent coup de pied au faible Rabbi, le tuant sur le coup.

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Posté sur 02.08.22

Le Second Temple fut détruit soixante-cinq ans avant la destruction de la ville de Beitar en Israël. Pendant trois ans et demi, l’empereur Adrien assiégea Beitar. Dans cette ville se trouvait Rav Elazar de Modiín qui portait le cilice et jeûnait toute la semaine. Il priait pour qu’HaChem ne livre pas Beitar aux mains de ses ennemis. Les prières de Rabbi Elazar avaient fonctionné au point qu’Adrien fut presque découragé. Mais un saducéen alla trouver l’empereur et lui dit : “Seigneur, tant que ce vieux coq se vautre dans les cendres, vous ne pourrez pas conquérir la ville. Je vais faire quelque chose qui vous permettra d’y parvenir”. Cet homme était espion pour les Romains, il pénétra dans Beitar, et arriva à la synagogue où se trouvait Rabbi Elazar. Complètement absorbé par la prière, le Rabbi ne se rendit compte de rien. L’espion s’approcha alors de lui et fit semblant de lui chuchoter un secret. Les personnes présentes virent cela et coururent le raconter à Bar Koziva : « Votre oncle, Rabbi Elazar, veut apaiser les Romains ; il veut remettre la ville aux ennemis ». Bar Koziva, furieux, fit venir le saducéen et lui demanda : « Qu’as-tu dit à mon oncle ? » L’espion, qui haïssait les Juifs, répondit : « Si je vous le dis, l’empereur va me tuer. Je ferais mieux de me suicider et de ne rien divulguer. » Bar Koziva qui détestait les rabbins convoqua de force Rabbi Elazar et lui demanda :

« Que t’as dit le saducéen ? » Rabbi Elazar répondit : “Je ne sais pas, je n’ai rien entendu, j’étais en train de prier, je n’en ai aucune idée.” Bar Koziva furieux donna alors un violent coup de pied au faible Rabbi, le tuant sur le coup. A ce moment, un écho céleste se fit entendre, proclamant : « Tu as paralysé le bras d’Israël et aveuglé son œil droit, en référence à Rabbi Elazar ; grâce à son mérite Beitar pouvait exister. Désormais, Beitar et Bar Koziva n’avaient plus la protection de la Justice et les prières du saint Rabbi. Ce même jour, leur chef fut décapité. Ce fut un jour tragique, celui de la chute de Beitar où des millions d’innocents périrent; le jour de Ticha Béav de l’an 135 de l’ère vulgaire. Pourquoi la justice fut-elle si rapide ce jour-là ? Cela vient nous apprendre les dangers de la mauvaise langue et de l’écoute crédule qui causèrent la chute de Beitar. Bar Koziva a commis le crime de croire aux mauvaises langues au lieu de croire à la parole du Tsadik de la génération, qui était qui plus est, son oncle. Ce faux messie préféra croire un saducéen antisémite. Une faute en entraîna une autre, il finit par tuer son propre oncle d’un coup de pied. Nos Sages enseignent que la meilleure façon de protéger nos familles et nous-mêmes est de prendre bien soin de nos paroles. Et cela n’est pas une question de « piété » mais une question de survie !

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