
Pararcha Matot : la purification
Si une personne avait un problème de luxure et cela a contaminé son âme, elle peut maintenant se purifier en canalisant cette même luxure, avec toute sa puissance et son ampleur, dans l’amour d’HaChem, de Sa Torah.

La Torah nous donne une règle générale pour purifier un objet : le soumettre à la même source d’énergie qui l’a contaminé. Cela peut paraître étrange, mais en y regardant de plus près, c’est parfaitement logique. Prenons l’exemple d’une brochette en acier inoxydable utilisée pour griller de la viande non casher sur un feu ouvert. La brochette devient taref (non casher), ce qui signifie impropre à la viande casher. Mais la brochette peut être purifiée. Il suffit de la placer sur un feu ouvert jusqu’à ce qu’elle rougisse sous l’effet de la chaleur.
Rabbi Na’hman nous enseigne qu’il n’y a pas de désespoir dans ce monde. L’âme souillée et rendue impure peut aussi se purifier. Elle aussi est soumise à la même source d’énergie qui l’a souillée, mais cette fois, elle la canalise vers la sainteté, alors qu’auparavant, elle l’utilisait pour l’impiété.
Si une personne avait un problème de luxure et cela a contaminé son âme, elle peut maintenant se purifier en canalisant cette même luxure, avec toute sa puissance et son ampleur, dans l’amour d’HaChem, de Sa Torah.
Le Rambam ––codifie dans ses lois de téchouva : Lorsqu’une transgression passée réapparaît et que l’on a la possibilité de la transgresser à nouveau, mais qu’on choisit de ne pas le faire, non par peur ou par incapacité, mais par désir de se repentir. Autrefois, cet homme avait eu une relation interdite avec une femme. Il rencontre à nouveau cette même femme et ressent toujours une forte affinité pour elle. Il se retrouve à nouveau dans la même situation, mais cette fois, il renonce à cette possibilité et ne commet pas la transgression. C’est la téchouva par excellence. »
L’âme est comme une poussière atomique : elle peut soit illuminer le monde, soit le détruire, D.ieu nous en préserve.
Dans le Livre de Yéhoshoua, on nous raconte que Rahav, la prostituée, qui vivait dans une résidence qu’elle avait construite sur le mur extérieur de Jéricho, avait une corde suspendue à sa fenêtre que ses clients pouvaient utiliser pour grimper dans sa chambre. Mais lorsqu’elle décida de transformer radicalement sa vie, elle utilisa cette même corde pour permettre aux deux espions israélites d’escalader le mur, de se cacher sur le toit de sa demeure et d’accomplir leur mission sacrée d’espionnage.
Son dévouement à aider les espions était si immense qu’elle mérita d’épouser Yéhoshoua, successeur de Moché et chef du peuple juif ! De plus, Rahav est considérée comme la plus vertueuse de toutes les femmes converties au judaïsme, avec Osnat (épouse de Yossef), Tsiporah (épouse de Moché), Batya Ruth et Yaël.
HaChem vous a donné ce pouvoir pour le canaliser dans la bonne direction. Si Rahav a pu le faire, alors nous le pouvons tous !


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