
Il fait souffler le vent et tomber la pluie
On commence à dire « Machiv haRoua’h ouMorid haGuéchem » (Il fait souffler le vent et tomber la pluie) dans la prière de Moussaf du jour de Chemini Atséret, qui marque la fin de la fête de Souccot. Et l’on cesse de le dire dans la prière de Moussaf du premier jour de Pessa’h.

On commence à dire « Machiv haRoua’h ouMorid haGuéchem » (Il fait souffler le vent et tomber la pluie) dans la prière de Moussaf du jour de Chemini Atséret, qui marque la fin de la fête de Souccot.
Et l’on cesse de le dire dans la prière de Moussaf du premier jour de Pessa’h.
La raison en est que les Sages ont voulu que toutes les fêtes soient placées sous le signe de la rosée, et non de la pluie. En effet, la pluie pendant Souccot n’est pas un bon signe, car il est alors impossible de s’asseoir dans la soucca, et c’est aussi une période de montée à Jérusalem (pour le pèlerinage).
C’est pourquoi on attend la fin de la fête de Souccot, et le jour de Chemini Atséret, juste avant la prière de Moussaf — moment où la majorité du peuple se trouve à la synagogue — on annonce la récitation de Machiv haRoua’h ouMorid haGuéchem, parfois appelée Tékhoun haGuéchem (la prière pour la pluie), et on commence alors à dire cette formule dans la prière de Moussaf.
Pour la même raison, nous cessons de la dire dès le début de Pessa’h, car cette fête est également une période de pèlerinage, et c’est aussi le moment où les moissons commencent à pousser — une période où la pluie n’est pas souhaitable.
Ainsi, dès le début de Pessa’h, on cesse de dire “Morid haGuéchem” (Il fait tomber la pluie), et on commence à dire “Morid haTal” (Il fait descendre la rosée).
On l’annonce aussi avant la prière de Moussaf, car c’est à ce moment que la majorité du peuple est présente à la synagogue (voir Tour et Choul’han Aroukh, Siman 114, ainsi que la Michna Beroura, etc.).
Il convient de noter que la mention de Machiv haRoua’h ouMorid haGuéchem n’est pas une demande de pluie, mais un rappel du pouvoir divin sur la pluie, que l’on insère dans la bénédiction de “Mé’hayé haMétim” (Celui qui ressuscite les morts), car la pluie redonne vie aux plantes, à la terre et à toute la création.
Nos Sages ont enseigné que le jour de la pluie est aussi grand que le jour de la résurrection des morts.
Cependant, la demande effective de pluie n’est formulée que deux semaines après Souccot, c’est-à-dire le 7 ‘Hechvan, afin de laisser le temps aux pèlerins d’être rentrés chez eux.
Ce n’est qu’à partir de cette date que l’on commence à demander la pluie dans la bénédiction de “Mévarekh haChaním” (Celui qui bénit les années) de la prière de la Amida.
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