Mauvais calcul et catastrophe

Le client se regarde dans le miroir… et soudain, sans prévenir, il part en courant avec le costume sur le dos.

2 Temps de lecture

Posté sur 16.02.26

Un tailleur travaillait tranquillement quand un client vient essayer un magnifique costume. Coupe parfaite, tissu impeccable, retouches millimétrées — bref, un chef-d’œuvre.

Le client se regarde dans le miroir… et soudain, sans prévenir, il part en courant avec le costume sur le dos.

Le tailleur hurle :
« Hé ! Revenez ! Ce n’est pas une location gratuite ! »

Et le voilà qui se met à courir derrière lui, haletant, traversant les rues, oubliant tout le reste. Dans sa tête, une seule idée : le costume, le costume, le costume !

Pendant ce temps-là… la boutique est grande ouverte.
Et des voleurs, professionnels, organisés, avec probablement un planning Google partagé, entrent tranquillement et vident les étagères. Chemises, pantalons, caisse… tout y passe.

Le tailleur revient, épuisé. Peut-être qu’il a récupéré le costume. Peut-être pas.
Mais ce qui est sûr, c’est qu’il a perdu tout le magasin.

Voilà exactement ce qui se passe après une mauvaise action.

Tu fais une erreur. Une seule. Un “costume” envolé.
Et au lieu de faire une téchouva simple — reconnaître, demander pardon à HaChem, corriger et avancer — tu te mets à courir derrière la faute.

« Comment j’ai pu faire ça ?! »
« Je suis nul ! »
« C’est toujours pareil avec moi ! »

Et pendant que tu poursuis le costume dans les rues de la culpabilité… le yetser hara entre dans ta boutique.

Il vole quoi ?
Ta joie.
Ta motivation.
Ton envie de prier.
Ton énergie pour faire une mitsva.

La tristesse après la faute ne vient pas te prendre une mitsva.
Elle te coupe les bras pour toutes les autres.

La faute, c’est un costume perdu.
La tristesse destructrice, c’est le magasin vidé.

Alors la prochaine fois ?
Ferme la porte. Souris. Dis à HaChem : « J’ai trébuché, mais je reviens. »

Et laisse le costume partir s’il le faut.
Un tailleur vivant avec une boutique pleine vaut mieux qu’un tailleur déprimé tenant un seul costume froissé.

Ecrivez-nous ce que vous pensez!

Merci pour votre réponse!

Le commentaire sera publié après approbation

Ajouter un commentaire