L’offrande par le feu nécessitant la semikha

Le Talmud de Jérusalem relate l'histoire de Baba Ben Bota, disciple de Shammaï, qui savait que la loi juive (halakha) était régie par Hillel. Un jour de Yom Tov, il arriva au Temple et constata que l'autel était vide.

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Posté sur 19.03.26

Les écoles de Hillel et de Shammaï s’accordèrent sur l’interdiction d’offrir des sacrifices par le feu le Chabbat. Cependant, elles divergeaient quant à la question des jours fêtes. Finalement, les disciples de Shammaï pénétrèrent de force dans le Temple, empêchant ainsi toute offrande par le feu le Chabbat.

Le Talmud de Jérusalem relate l’histoire de Baba Ben Bota, disciple de Shammaï, qui savait que la loi juive (halakha) était régie par Hillel. Un jour de Yom Tov, il arriva au Temple et constata que l’autel était vide. Il ne pouvait tolérer cet affront : personne n’apportait-il d’offrandes à HaChem ? Comment était-ce possible ? Il savait que les disciples turbulents de Shammaï interdisaient les sacrifices nécessitant la semikha. C’est pourquoi, les gens boudaient le Temple les jours de Yom Tov, alors que leur présence au Temple est primordiale. Baba Ben Bota s’écria : « Que les maisons de ceux qui ont vidé la Maison de l’Éternel soient vidées ! » Il mobilisa une somme considérable, acheta trois mille moutons de la plus haute qualité, les examina attentivement et les amena au Temple. Puis il déclara dans tout Jérusalem : « Écoutez, mes frères, Maison d’Israël, que celui qui veut offrir un holocauste vienne l’offrir, et qu’il accomplisse aussi la semikha ! »

Baba Ben Bota connaissait la vérité et était déterminé à la défendre, au nom d’HaChem. Nul n’osait se dresser sur le chemin de ce saint Tsaddik.

Examinons de plus près cet acte inoubliable de Baba Ben Bota : bien que disciple de Shammaï, il s’est tenu à l’écart des intérêts partisans et a reconnu que la halakha, la loi juive, était telle qu’Hillel l’avait affirmée.

Baba ben Bota illustre parfaitement le précepte de la Torah : « Ne crains personne. » Celui qui craint véritablement HaChem n’a rien à craindre des hommes : « Celui qui craint l’Unique ne craint personne. » Baba ben Bota aurait pu craindre, à juste titre, que les disciples de Shammaï complotent contre lui, mais il ne se laissa pas intimider. Bien au contraire, il n’hésita pas à les réprimander, même s’il devait étudier avec eux chaque jour dans la salle d’étude.

Baba Ben Bota montre qu’accomplir un commandement avec un dévouement total signifie servir HaChem de tout cœur et de toutes ses forces, sans se laisser décourager, en investissant tout son argent et son énergie.

Baba Ben Bota a sanctifié le Nom d’HaChem par un amour pur et un engagement total, montrant comment des justes peuvent contribuer au mériter le bien pour tout Israël.

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