L’humilité du ‘Hafets ‘Haïm

L’humilité de Yisrael Meir Kagan, le ‘Hafets ‘Haïm, était bien connue. Il ne se considérait pas supérieur aux autres et se comportait comme un simple particulier.

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Posté sur 26.03.26

L’humilité de Yisrael Meir Kagan, le ‘Hafets ‘Haïm, était bien connue. Il ne se considérait pas supérieur aux autres et se comportait comme un simple particulier. Toute sa vie, il ne porta pas d’habit rabbinique mais des vêtements simples, et un chapeau comme les habitants de sa ville. Même dans les approbations (haskamot) données à ses livres, il demandait aux rabbins de ne pas louer l’auteur mais seulement le livre et son utilité pour le public. Dans ses discours aussi, il évitait les reproches sévères et parlait plutôt de manière encourageante, s’incluant lui-même dans l’exhortation. Dans l’introduction de son livre il écrit : « Moi, le humble et pauvre en Torah et en bonnes actions, je ne connais pas une seule halakha parfaitement ni une seule mitsva accomplie entièrement. Je suis seulement comme un petit serviteur au Beth Midrash, qui apporte les livres du Rif, du Rambam et des autres pour les poser sur la table afin d’y étudier. » Ce n’est pas par hasard qu’il mérita que l’on tranche la halakha selon lui et que ses livres importants, Mishnah Berurah et ‘Hafets ‘Haïm, soient acceptés avec amour dans tout le peuple d’Israël. On raconte encore sur sa grande humilité, selon Shimon Rozovsky : Lorsque le ‘Hafets ‘Haïm voulut monter en Terre d’Israël, il se rendit dans la ville d’Eishishok, qui lui était chère, afin de dire adieu aux habitants avant son départ.

« Lorsque la nouvelle de l’arrivée du tsadik se répandit, je sortis avec tous les habitants de la ville à l’extérieur pour accueillir le grand sage de la génération avec honneur. Le ‘Hafets ‘Haïm me remarqua parmi la foule et me demanda de monter dans sa charrette. J’entrai et je le trouvai assis, pleurant abondamment. Je lui demandai : “Rabbi, pourquoi pleurez-vous ?” Il me répondit : “À cause du grand honneur que vous me rendez, alors que je n’en suis pas digne.” Il cita alors l’enseignement des Sages : si l’on honore quelqu’un parce qu’on pense qu’il connaît deux traités du Talmud alors qu’en réalité il n’en connaît qu’un seul, il doit révéler la vérité. Bien sûr, j’ai essayé de le calmer, mais il continuait à dire qu’il n’était pas digne d’un tel honneur. Alors je lui dis : « Dans la bénédiction du mois, nous demandons : “Donne-nous une vie de richesse et d’honneur.” C’est étonnant, car nous devons fuir l’honneur. Pourquoi donc demandons-nous une vie d’honneur ? La réponse est dans la suite de la prière : “une vie dans laquelle il y aura en nous l’amour de la Torah et la crainte du Ciel”. Autrement dit, nous demandons l’honneur afin qu’il augmente dans le monde l’amour de la Torah et la crainte de D.ieu, comme l’ont enseigné nos Sages : l’honneur accordé aux érudits renforce l’amour de la Torah et la crainte du Ciel. Je conclus en disant au ‘Hafets ‘Haïm:

« Vous devriez vous réjouir et non pleurer, car grâce à l’honneur que nous vous rendons, l’amour de la Torah et la crainte du Ciel grandiront parmi le peuple. » Quand il entendit cela, le ‘Hafets ‘Haïm se calma, cessa de pleurer, et une lumière de joie apparut sur son visage pur.

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