La sécurité des enfants

Il n’y a pas d’erreur : tu ajoutes de la sainteté — cela se verra chez tes enfants. Tu pries pour la pureté — tu le verras chez eux.

4 Temps de lecture

Posté sur 07.05.26

Quand j’étais un jeune avrekh, il m’est arrivé de parler avec un rav âgé, proche des quatre-vingts ans. Il m’a confié avec sincérité qu’il traversait de grandes épreuves dans le domaine de la sainteté. Le fait que, dans le cadre de sa fonction, il devait rencontrer des femmes lui rendait la chose très difficile et éveillait en lui un mauvais penchant puissant et des pensées indésirables.

Déjà à l’époque, je me suis dit : « Regarde cela ! Un Juif de quatre-vingts ans, un érudit en Torah — et malgré tout, il trébuche dans le regard et les pensées. Si tu ne travailles pas sur toi-même, rien ne t’aidera. Tu dois travailler pour être pur ! »

Malheureusement, nous entendons parfois dans les médias des histoires sur des rabbins qui chutent dans ces domaines. Bien sûr, souvent ces sources ne sont pas fiables et leur but est souvent de discréditer et d’éloigner de la Torah, et il ne faut pas les croire. Mais parfois, cela arrive, et beaucoup demandent : « Comment est-ce possible ? C’est un grand rav ! »

Mais celui qui a lu l’article de la semaine dernière connaît déjà la réponse.

Nous avons expliqué qu’il existe des mauvais penchants qui concernent tout le monde, sans exception. Nos Sages enseignent clairement que l’homme ne peut pas les affronter seul, car le mauvais penchant est plus fort que lui. La seule chose qui peut le sauver, c’est le Saint béni soit-Il — c’est-à-dire prier pour recevoir Son aide.

Le mauvais penchant agit sur tous, du plus grand au plus petit. Au contraire : « plus quelqu’un est grand, plus son penchant est grand ». Ainsi, le fait que certains rabbins tombent — à D.ieu ne plaise — n’est pas une preuve contre la Torah ; c’est au contraire une preuve de ce qu’elle enseigne : tous sont en danger. Chacun doit donc comprendre qu’il n’est exempt d’aucun travail quotidien dans ces domaines.

Frapper à Ses portes chaque jour

Un travail quotidien signifie fixer une prière quotidienne — idéalement une demi-heure par jour.

Comme nous l’avons dit, il ne suffit pas d’avoir prié hier ou même toute l’année passée. Le mauvais penchant se renouvelle chaque jour, et nous devons nous renouveler chaque jour dans la prière face à lui. Car il n’y a pas d’autre solution : « Sans l’aide du Saint béni soit-Il, l’homme ne peut pas le vaincre. »

L’homme doit connaître ses faiblesses et comprendre que sans prière, il est en réel danger — un danger existentiel.

Cette idée correspond à la mitsva du compte du Omer que nous accomplissons en ces jours.

Selon la prière récitée après le compte, l’essentiel est de se sanctifier et de se purifier. Le message est clair : de même que le compte doit être fait chaque jour — et qu’en manquer un pose problème — ainsi, celui qui veut se purifier doit décider que son

objectif de vie est de se préserver de l’impureté principale, liée au mauvais penchant. Cela exige un travail quotidien, une prière sérieuse jour après jour, sans manquer un seul jour.

Une illusion d’illusions

On peut aussi comprendre ainsi le début de la paracha, qui interdit aux Cohanim de se rendre impurs par le contact avec un mort. L’impureté la plus grave étant celle liée à la mort.

Rabbi Na’hman explique que cette impureté s’exprime par des pensées immorales : « Les pensées d’immoralité sont la racine des racines de l’impureté, aspect de la mort. »

Quel est le lien ? Un mort n’éveille pas de telles pensées, au contraire !

Le message est profond : toute la guerre dans ce monde est entre la vie et la mort. Le mauvais penchant et les désirs viennent du manque de vitalité. L’homme devient comme un “mort vivant”, cherchant de la vie.

La question est : d’où tirera-t-il sa vitalité ? De la sainteté — Torah, prière, émouna — ou d’une vitalité fausse, imaginaire, qui est en réalité la mort déguisée en plaisir ?

Le sommet de cette illusion, ce sont les pensées immorales : une illusion dans une illusion. Le désir lui-même est déjà une illusion, et les pensées sont une imagination pure. Elles témoignent d’un manque profond de vie, où l’homme tente de puiser une énergie qui détruit son âme.

C’est ainsi qu’il faut comprendre : « Choisis la vie ». Qui choisirait consciemment la mort ? Mais ce monde nous trompe : parfois, la mort ressemble à la vie, et la vie à la mort. HaChem nous dit : examine bien ce qui est la vraie vie.

Quel est le conseil ?

Le principal conseil est la prière quotidienne.

Mais aussi : augmenter la vitalité de la sainteté — Torah, prière, foi, chant, louange à HaChem, joie dans les mitsvot.

Et notre paracha nous donne un conseil extraordinaire par allusion.

Sur les mots : « Dis aux Cohanim… qu’ils ne se rendent pas impurs », Rachi explique : « pour avertir les grands concernant les petits ».

Cela signifie : ce qui influence le plus les enfants, c’est la sainteté des parents.

Il n’y a pas d’erreur : tu ajoutes de la sainteté — cela se verra chez tes enfants. Tu pries pour la pureté — tu le verras chez eux.

Et si, à D.ieu ne plaise, c’est l’inverse — ce sera aussi visible.

Pourquoi est-ce un grand conseil ? Parce que lorsque tu fais face à une épreuve — regarder ou ne pas regarder — pense à tes enfants : ce plaisir momentané vaut-il la perte d’un bonheur éternel ?

Ton effort aujourd’hui peut les protéger demain.

De même pour la pudeur des femmes : de nombreuses sources montrent le lien direct entre la pudeur et la réussite spirituelle des enfants. Oui, la tentation d’attirer l’attention est là— mais est-ce que cela vaut le prix ?

HaChem voit les efforts, et protège en retour.

Même pour les célibataires — cela influence les enfants futurs.

Et dans une génération pleine de tentations, si nous-mêmes sommes en difficulté, que feront les enfants ?

La réponse est claire : votre vie, votre paix dans le foyer, la réussite de vos enfants —dépendent de cela de votre travail personnel, de votre prière quotidienne, de votre cri vers HaChem…

Chers Juifs, il n’y a rien de plus doux qu’une vie de sainteté. Il n’y a pas de plus grande liberté que d’être libre des désirs et des mauvaises pensées.

Demandons chaque jour l’aide d’HaChem — et sauvons notre vie, ainsi que celle de nos enfants.

Ecrivez-nous ce que vous pensez!

Merci pour votre réponse!

Le commentaire sera publié après approbation

Ajouter un commentaire