
Jerusalem
Ô Jérusalem, ville de l’éternité, Tu portes les blessures et la majesté. Chaque pierre raconte un miracle vivant, Chaque vent murmure : “Le peuple est présent.”

Deux mille ans de poussière dans les prières,
Deux mille ans de larmes tournées vers tes pierres.
À chaque mariage, un verre brisé pour toi,
À chaque génération, ton nom porté comme dans une une voix.
On disait : “Comment reverront-ils un jour
Les collines d’or baignées de lumière et d’amour ?”
Mais dans chaque exil, dans chaque nuit profonde,
Ton souvenir brûlait au cœur du monde.
Et soudain l’impensable est arrivé.
Les enfants dispersés sont revenus te retrouver.
Des langues oubliées ont recommencé à chanter,
Les ruelles ont entendu les pas d’un peuple rentré.
Une guerre éclair… et les portes se sont ouvertes.
Le souffle de l’Histoire a déchiré le désert.
Les pierres anciennes semblaient presque pleurer
En voyant leurs enfants enfin les embrasser.
Tes marchés ont repris leurs parfums et leurs voix,
Les enfants jouent là où régnaient autrefois l’effroi.
Le soleil se couche sur tes murailles de feu,
Et même le ciel paraît plus proche de D.ieu.
Ô Jérusalem, ville de l’éternité,
Tu portes les blessures et la majesté.
Chaque pierre raconte un miracle vivant,
Chaque vent murmure : “Le peuple est présent.”
Et malgré les tempêtes, malgré tous les combats,
Ton cœur continue de battre ici-bas.
Car celui qui t’oublie oublie une partie de lui-même,
Toi, la ville du retour, la ville qu’on aime.



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