Quand les choses ne se passent pas comme prévu 

Son père devait faire le Seder chez lui, mais la veille il fit un AVC et fut hospitalisé. Désemparée, la famille décida finalement de passer le Seder avec lui à l’hôpital.

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Posté sur 02.06.26

Un élève raconta une histoire : 

Son père devait faire le Seder chez lui, mais la veille il fit un AVC et fut hospitalisé. Désemparée, la famille décida finalement de passer le Seder avec lui à l’hôpital. 

On leur annonça qu’un Seder était organisé sur place et qu’ils n’avaient rien à apporter. Rassurés, ils ne préparèrent rien — ni matsot, ni vin, ni nourriture. 

Ils pensaient trouver un Seder bien organisé, mais découvrirent une salle bondée, chaotique, sans place ni nourriture. 
Même les matsot et le vin pour les quatre coupes avaient disparu. 

Une telle situation était idéale pour que le yétser hara “fasse la fête”, et immédiatement il commença à l’assaillir de mauvaises pensées : « Regarde ce qui t’arrive le soir du Seder, le soir le plus important de l’année ! Regarde, les enfants souffrent, ta femme est sous pression, etc. » 

Il se rappela un enseignement essentiel : le Seder ne commence pas par « Kadesh », mais par la émouna. 
Quand tout ne se passe pas comme prévu, il faut accepter que c’est la volonté d’HaChem, rester serein et agir avec foi — patienter, aider, avancer. 
Dans toute situation, le vrai commencement est la émouna. 

Comme nous l’a enseigné notre saint maître, parfois justement quand les choses ne se passent pas comme on le veut, c’est cela le véritable ordre, dans le sens de : « Le but du savoir est de reconnaître que l’on ne sait pas. » 

Cet élève décida de mettre en pratique ce qu’il avait appris. Au lieu de se plaindre, il commença à remercier : « Merci HaChem de ne pas avoir de place pour faire le Seder, merci HaChem, Tu sais ce que Tu fais, tout est sûrement pour le bien. » Il remercia encore et encore, puis dit à sa femme et à ses enfants : « Aujourd’hui, notre Seder commence par aider tout le monde à trouver une place, les malades et les visiteurs, aider à distribuer la nourriture restante, organiser les tables, débarrasser, etc. C’est cela qu’HaChem attend de nous. En réalité, que s’est-il passé ? HaChem nous a placés ici pour aider les malades ! Laissons notre propre Seder, venons aider, servir, réjouir les malades. Ce sera notre Seder : non pas manger, mais aider les malades. » Et bien qu’il voyait qu’il ne leur resterait même pas de matsot ni de vin, il disait : « C’est ainsi qu’HaChem le veut. » 

Sa gratitude adoucit véritablement les rigueurs. Sa femme et ses enfants acceptèrent ses paroles avec joie, toute la famille s’attacha à son enthousiasme, et ils commencèrent à aider à organiser l’endroit et à servir. Ils passaient de malade en malade pour les aider et les réjouir autant que possible. Ils oublièrent leur propre situation et se concentrèrent sur le ‘hessed et le don. 

Les malades ne prolongèrent pas beaucoup le Seder, et lorsque presque tous remontèrent dans leurs services, de la place se libéra pour eux. Au moment où ils s’approchèrent pour faire leur Seder, sans savoir encore avec quoi, un homme arriva de manière totalement inattendue avec une abondance de nourriture, de matsot et de vin. Ils purent alors eux-mêmes organiser un Seder complet, dans la joie et l’abondance. 

L’élève m’a raconté que la lumière et la joie qu’ils ont vécues — lui, sa femme et ses enfants — étaient indescriptibles. Ils ont mérité une expérience unique, gravée profondément dans le cœur des enfants et de toute la famille : une joie particulière, une sensation de révélation de la émouna, un éveil et une élévation spirituelle, une abondance de lumière et de bonheur impossibles à décrire. Toute la famille — les enfants et tous — ont témoigné qu’un tel Seder, ils n’en avaient jamais vécu. Je leur ai dit : « Et vous n’en vivrez plus un comme celui-là. Car un tel Seder ne s’obtient qu’après avoir surmonté une épreuve — et alors il a une saveur totalement différente. » 

De plus, une autre chose surprenante arriva : le fils lui avait demandé à plusieurs reprises à son père d’étudier le livre Le jardin de la paix, mais le père était occupé, érudit, il écrivait des livres, et n’avait pas de temps pour cela… Mais à l’hôpital, il trouva le temps d’étudier ce livre. 

Après l’avoir étudié, il changea complètement. La mère de l’élève lui dit : « Regarde, quelque chose s’est passé ici — soit on a remplacé ton père, soit je ne reconnais plus ton père. » 

Quelques jours plus tard, le père se leva totalement guéri, de manière inexplicable, et dit qu’il avait compris que tout ce qui lui était arrivé — son hospitalisation — n’était que pour qu’il étudie ce livre ! 

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