
À cause de ces problèmes, il avait fui et était arrivé chez nous presque par hasard. Il n’avait pas prévu d’étudier en yeshiva — ce sont ses souffrances qui l’y ont amené.

– Grâce aux dettes, je me suis repenti
Un Juif est venu vers moi et m’a dit : « Je remercie HaChem pour les dettes que j’ai. Grâce à elles, j’ai commencé à faire téchouva. Sans ces dettes, je ne serais jamais revenu vers HaChem, donc elles sont forcément pour mon bien, c’est même mon avantage ! »
Ce manque, ce déficit, est un cadeau du Créateur. De même, pour chaque manque, l’homme doit comprendre qu’HaChem a vu que ce n’est que par cette situation — jusqu’à un certain moment— qu’il peut atteindre sa perfection. C’est pourquoi la question est : faut-il remercier pour les dettes et les manques ? Oui, absolument. Il faut remercier pour tout manque, pour tout ce qui ne se passe pas comme prévu, dire merci pour tout.
Lorsqu’un homme vit avec la émouna que tout est sous la Providence divine et que tout est pour le bien, sans soupçonner HaChem, il ressemble à un passager dans un bus qui fait confiance au conducteur. Il est calme, détendu, et observe le paysage avec sérénité.
Mais celui qui manque de émouna ressemble à un passager nerveux qui pense être le conducteur lui-même. Il essaie de “diriger” depuis son siège, se met en colère que le bus ne va pas dans la direction qu’il veut, s’énerve quand ça va trop vite ou trop lentement, et critique chaque virage… alors qu’en réalité il ne sait rien de sa destination et ne comprend pas son propre chemin de vie. Tout cela parce qu’il ne fait pas confiance au véritable Conducteur : le Créateur du monde.
J’ai raconté cela à un élève de ma yeshiva qui traversait de grandes difficultés avec des gens de son quartier. À cause de ces problèmes, il avait fui et était arrivé chez nous presque par hasard. Il n’avait pas prévu d’étudier en yeshiva — ce sont ses souffrances qui l’y ont amené. Il a commencé à étudier, à écouter des cours, et les étudiants l’ont renforcé. Il a découvert un nouveau monde et a même commencé à remercier pour les difficultés qui l’avaient conduit ici.
Mais parfois, il revenait encore se plaindre de ses mêmes problèmes. Je lui ai dit :
« Sans ces difficultés, serais-tu ici ? Si oui, alors ce ne sont pas des problèmes, mais des délivrances ! Remercie HaChem pour ces délivrances qui t’ont amené à étudier ici, comme tu le reconnais toi-même : c’est maintenant que tu commences à vraiment vivre. »
Comme l’enseigne Na’hman of Breslev : lorsque l’on est persécuté ou en conflit, cela pousse la personne à fuir vers HaChem, et plus la pression augmente, plus elle se rapproche de Lui, car HaChem est présent partout.
Seulement remercier !



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