Peut-on laisser un Juif affamé ?

Deux paniers se balançaient à ses côtés, parfois trop petits pour contenir toute sa bonté. Il prenait alors un grand sac et allait de porte en porte secourir les affamés.

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Posté sur 09.07.26

Toute l’essence du tsadik de Jérusalem, Rabbi Its’hak David Gutfarb, était le don, il ne pouvait supporter qu’un Juif ait faim.

Les ruelles de Jérusalem voyaient chaque jour ses pas rapides en route vers une mitsva. Deux paniers se balançaient à ses côtés, parfois trop petits pour contenir toute sa bonté. Il prenait alors un grand sac et allait de porte en porte secourir les affamés. La nourriture était distribuée aux pauvres, aux veuves et aux personnes seules, avec attention et cœur. À chacun selon ses besoins : poulet, soupe, fruits ou ingrédients pour cuisiner.

Et alors que lui-même vivait de peu, il connaissait les goûts de chacun, leurs préférences, leurs besoins. Comment savait-il tout cela ? Comment savait-il qui avait faim ?

Certains ne voulaient pas seulement manger, mais aussi parler un peu, voir son visage, entendre ses paroles. Alors il entrait lui-même, apportait la nourriture et, « en passant », prenait de leurs nouvelles, les réconfortait ou les faisait sourire.

Pour ceux qui auraient été gênés qu’il vienne en personne, il envoyait alors des enfants : « Petit, veux-tu faire une mitsva ? Apporte ce paquet à cette famille. » l’enfant partait tandis que le Rav suivait du regard jusqu’à la porte.

Il arrivait qu’il n’ait rien à donner. Sa maison était vide, mais son cœur plein. Un Juif a faim — comment rester indifférent ? Alors il frappait chez un voisin : « Pouvez-vous faire une omelette et quelques tranches de pain pour un Juif affamé ? »

Le voisin acceptait, pensant nourrir le Rav. En quelques minutes, le repas était prêt et remis au pauvre. Cela pouvait se répéter des dizaines de fois par jour.

Les enfants de Jérusalem étaient souvent ses envoyés. Il leur disait avec affection : « Va dire au magasin : sur mon compte, un bagel pour ce Juif. » Puis il leur demandait de l’apporter à la synagogue.

Un jour, visitant un homme seul, celui-ci parla longuement d’un dessert appelé « Badi ». Le Rav écoutait attentivement, posait des questions, s’intéressait sincèrement. Son fils lui demanda ensuite : « Père, en quoi cela t’intéressait ? » Il répondit : « J’ai compris qu’il avait besoin de parler. Et qu’il n’avait personne pour l’écouter. L’écouter est aussi une partie de la mitsva, au même titre que nourrir. »

Un jour, sous une pluie battante, il sortit avec des paniers contenant des têtes de poulet pour une veuve.

On lui dit : « Attends le matin, tu vas être trempé ! »

Il répondit : « Si j’attends le matin, cela retardera encore. Mieux vaut que je sois mouillé maintenant, afin que la veuve ait de quoi nourrir ses enfants demain. »

Une autre fois, on lui parla d’une femme malade ayant besoin de lait frais immédiatement après la traite. Alors que les autres réfléchissaient, lui était déjà en route vers la ferme, parcourant de longues distances pour le lui apporter lui-même, sans envoyer personne.

Il n’avait qu’un seul objectif toujours donner

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