
La menace d’emprisonnement…
Après huit années de procès et d’épreuves, le procès décisif eut lieu. Mon père demanda à son avocat de réduire la peine à six ans, ce serait déjà un grand succès.

En 1930, avant la montée des nazis, ma mère falsifia des documents pour prouver que mes parents étaient nés en Hongrie, afin d’éviter leur expulsion.
La falsification fut découverte et de longs procès commencèrent, avec une menace d’emprisonnement.
Mes parents, faisaient le bien et agissaient avec droiture. Pourquoi devaient-ils traversé de telles épreuves ?
Celui qui vit avec simplicité sait qu’HaChem est un Père miséricordieux et que tout est pour le bien.
Après huit années de procès et d’épreuves, le procès décisif eut lieu. Mon père demanda à son avocat de réduire la peine à six ans, ce serait déjà un grand succès.
Puis, mon père paya ses honoraires et demanda à ce qu’il ne vienne pas au tribunal : il se défendrait seul.
L’avocat, surpris, accepta.
Le jour du procès, mon père se présenta seul. Le juge demanda où était son avocat. Il répondit : « Je n’ai pas besoin d’avocat, je me représente moi-même. »
Il ajouta que le Saint, béni soit-Il, dirige le monde et inspire les juges, et qu’il se tourne vers Lui pour une décision juste.
Après huit années de souffrances et d’épreuves, il se tient ainsi devant le tribunal, ne s’appuyant que sur le Créateur.
Le juge fit suspendre l’audience puis revient et déclara : « Monsieur Schachter, vous êtes innocent. » Il ajouta qu’ils devaient toutefois quitter la Hongrie dans l’année.
En 1938, obtenir des visas était presque impossible. Mon père fit alors remarquer au juge qu’aucun pays n’accepterait sa famille. Le juge ordonna alors au gouvernement hongrois de leur fournir des visas pour l’Amérique ou des certificats pour la Terre d’Israël.
L’Amérique était attrayante, mais mes parents ne regardent qu’un seul critère : l’éducation des enfants et la possibilité de les élever dans la Torah et la crainte du Ciel.
Ils choisirent donc de monter en Terre d’Israël car malgré les difficultés ils préféraient la Terre sainte, valeur inestimable en termes d’éducation.
Mon père croyait d’une foi parfaite « qu’il n’y a rien en dehors de Lui », et il eut le mérite de voir la Providence Divine et des miracles tout au long de sa vie.
Le 4 Nissan 1939, ils arrivèrent enfin Terre d’Israël et peu après, nous apprîmes que presque toute notre famille avait disparu.
Ainsi par Sa Bonté qu’Il les fit sortir de Hongrie et HaChem les sauva. Leur procès et leur exil étaient en réalité leur salut : toutes leurs souffrances étaient pour leur bien.
HaChem savait qu’une Shoah allait avoir lieu et cette famille devait être sauvée pour ses mérites… Les anges auraient alors pu demander : « Pourquoi eux et pas les autres ? »
La plupart de mes frères et sœurs étaient nés durant les huit années de procès interminables. Mes parents ne firent à ce moment-là aucun autre calcul que celui de réaliser la volonté divine : si HaChem veut agrandir la famille, ils obéiraient. La vie des enfants n’était pas leur souci, ils savaient qu’elle était entre les mains d’HaChem.
C’est ainsi qu’ils choisirent le chemin du véritable dévouement : un abandon total à la volonté d’HaChem et ce malgré les difficultés financières et matérielles, et le danger constant dans lequel les Juifs de l’époque se trouvaient


Ecrivez-nous ce que vous pensez!
Merci pour votre réponse!
Le commentaire sera publié après approbation