Malédiction et bénédiction

Malgré les tentatives d’apaisement, il finit par lever la main et dire : « Que ce soit la volonté d’HaChem que tu te casses une jambe ! »

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Posté sur 06.08.26

Un Juif béni par HaChem eut des jumeaux et décida d’agrandir son appartement. Avec l’accord des voisins, les travaux commencèrent.

Un voisin, perturbé par le bruit, vint protester violemment et exigea l’arrêt immédiat des travaux, allant jusqu’à menacer de le maudire. Malgré les tentatives d’apaisement, il finit par lever la main et dire : « Que ce soit la volonté d’HaChem que tu te casses une jambe ! »

Par habitude, le propriétaire répondit : « Ainsi soit-il pour vous également. » Aussitôt, l’homme trébucha dans l’escalier et se cassa la jambe.

Horrifié, le propriétaire se demanda : « Suis-je responsable ? Ma réponse était automatique, sans intention de maudire. Aurais-je dû malgré tout surveiller mes paroles ? »

Le Rambam explique que l’interdiction de maudire vise surtout à préserver l’âme de celui qui maudit de la colère et de la vengeance. Selon cette approche, la malédiction n’a pas d’effet sur autrui.

Le Ha’Hinoukh, au contraire, affirme qu’une malédiction peut réellement causer du tort, même lorsqu’elle vient d’une personne simple. C’est pourquoi la Torah l’interdit. Selon lui, la jambe cassée pourrait être liée à la malédiction.

Une autre histoire

Un Juif d’origine perse demanda à rencontrer Rav ‘Haïm Kanievsky avant l’heure prévue de réception. Il expliqua qu’après la révolution iranienne, lui et son frère avaient décidé de s’installer en Israël.

Pour éviter la confiscation de leurs biens, l’un partit en premier tandis que l’autre resta en Iran pour vendre leurs possessions et envoyer l’argent nécessaire à leur installation. Tout se déroula comme prévu.

Quelques années plus tard, le second frère découvrit que son frère avait investi tout l’argent à son seul nom. Furieux, il vint demander à Rav ‘Haïm Kanievsky de le maudire.

Le Rav refusa catégoriquement de maudire un Juif, mais lui proposa plutôt une bénédiction pour qu’HaChem lui accorde réussite et prospérité.

Très peu de temps après, tous les biens du frère malhonnête furent détruits dans un incendie, et il n’en resta plus rien.

Si, au sujet des malédictions, les Richonim sont partagés quant à leur efficacité, il n’en va pas de même pour les bénédictions : tous reconnaissent leur immense pouvoir.

Le livre Azaméra Béédotékha raconte l’histoire d’un Juif qui, après plusieurs années sans trouver de second mariage, demanda une bénédiction à Rav ‘Haïm Kanievsky.

Le Rav lui répondit : « Étudie le traité Kiddouchin. »

Ne trouvant personne pour l’étudier avec lui, il s’assit dans un kollel, récita des Téhilim en pleurant et pria pour trouver une havrouta. Touché par sa détresse, un avrekh lui demanda la raison de son désir d’étudier ce traité et accepta finalement d’apprendre avec lui chaque jour.

Lorsqu’ils arrivèrent à la quarantième page, l’homme se fiança, à la grande stupéfaction de tous.

Avant son mariage, il bénit son compagnon d’étude, qui n’avait eu qu’un seul enfant depuis longtemps : « Puisses-tu mériter d’avoir encore des fils justes. »

Sa bénédiction sincère se réalisa : dans l’année, un fils naquit à son ami

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