Adieu Shiri, Ariel et Kfir Bibas

Ce matin-là, lors de l’enterrement de Shiri, Ariel et Kfir, des milliers de personnes se sont réunies pour accompagner leurs cercueils, témoignant d’une douleur collective et d’une unité nationale.

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Sara Efrati

Posté sur 26.02.25

Le 7 octobre 2023, le kibboutz Nir Oz, proche de la bande de Gaza, a été le théâtre d’une attaque dévastatrice menée par le groupe terroriste du ‘Hamas. Parmi les victimes se trouvait la famille Bibas : Shiri, 33 ans, d’origine argentine ; son époux Yarden ; et leurs deux jeunes enfants, Ariel (4 ans) et Kfir (à peine 9 mois !). Lors de l’attaque, Shiri et ses enfants ont été enlevés et emmenés à Gaza, tandis que Yarden a été capturé séparément après avoir subi un passage à tabac brutal. Les deux enlèvements ont été filmés et diffusés par les terroristes eux-mêmes.

Les parents de Shiri, José Luis Silberman et Marguit Schneider, d’origine argentine et péruvienne respectivement, ont été assassinés lors de l’attaque. Trois générations d’une même famille ont ainsi été décimées.

Une libération marquée par le chagrin

Après plus d’un an en captivité, Yarden a été libéré le 1er février 2025. Mais sa libération a été accompagnée d’une terrible nouvelle : sa femme et ses enfants avaient été assassinés pendant leur détention. Le ‘Hamas a prétendu que Shiri, Ariel et Kfir avaient péri dans un bombardement israélien en novembre 2023, mais les autopsies pratiquées en Israël ont prouvé le contraire.

Le porte-parole de l’armée israélienne, Daniel Hagari, a révélé que l’analyse médico-légale des corps des enfants Ariel et Kfir Bibas a démontré que « les enfants n’ont pas été tués par balles », mais qu’« ils ont été assassinés de sang-froid ». Il a ajouté que leurs bourreaux avaient ensuite tenté de maquiller ces meurtres en bombardement. L’autopsie n’a révélé aucune trace d’éclat. Kfir Bibas, âgé de seulement dix mois, et son frère Ariel, âgé de quatre ans, ont été exécutés de manière barbare.

Hagari a précisé que les preuves médico-légales et les renseignements obtenus ont été partagés avec des partenaires internationaux pour vérification. Il a dénoncé ces crimes horribles en rappelant que le meurtre d’enfants va à l’encontre de toute norme éthique, morale et religieuse, y compris de l’islam.

Une douleur infinie, une foi inébranlable

Depuis novembre 2023, le ‘Hamas et le groupe salafiste responsable direct de leur enlèvement affirment que la famille Bibas a péri sous des bombardements israéliens. Mais la vérité est tout autre.

Face à une telle tragédie, la perspective de la foi en HaChem nous rappelle que, bien que ces événements nous dépassent, tout provient du Créateur et cela a un sens profond, même si notre douleur nous empêche de le percevoir. La tradition juive enseigne que, même dans l’épreuve la plus insoutenable, nous devons placer notre confiance en HaChem et en Sa justice, bien que Ses voies nous restent parfois impénétrables.

Ce matin, lors de l’enterrement de Shiri, Ariel et Kfir, des milliers de personnes se sont réunies pour accompagner leurs cercueils, témoignant d’une douleur collective et d’une unité nationale.

Un espoir dans l’avenir

Dans l’attente de la Gueoula (Rédemption Finale), nous gardons la certitude que, malgré les tragédies actuelles, le Am Israël et le monde tout entier avancent vers une ère de paix et de justice sous la royauté divine. La disparition de la famille Bibas devient un appel à renforcer notre espoir en la rédemption et à œuvrer activement pour apporter la lumière dans ce monde.

Un message fort : choisir la vie

Les terroristes sèment la mort, la désolation et la destruction. Am Israël choisit la vie, la construction et la paix. Comme l’a dit Golda Meir :
« La paix viendra quand ils aimeront leurs enfants plus qu’ils ne nous haïssent. »

À ceux qui accusent Israël de destruction, nous rappelons : avant de verser des larmes pour Gaza, souvenez-vous que ses habitants ont créé le ‘Hamas, l’ont élu, soutenu, protégé, et ont célébré ses atrocités.

Un dernier adieu

Aujourd’hui, Israël est en deuil pour Shiri, Ariel et Kfir Bibas. Des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues pour leur rendre un dernier hommage, unissant leurs larmes et leur chagrin. Yarden, le cœur brisé, a exprimé un souhait déchirant : « Si seulement je pouvais les prendre dans mes bras une dernière fois… »

La tragédie de la famille Bibas n’est pas seulement la leur. C’est la tragédie de tout Israël et de toutes les personnes éprises de justice à travers le monde. C’est un rappel du prix du fanatisme et, en même temps, du courage et de la résilience d’un peuple qui s’accroche à la vie, à la foi et à l’espérance.

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