Rabbi Yits’haq Louria

Rabbi Yits'haq Louria Achkenazi était le leader d'un petit groupe d'érudits qui étudiaient en profondeur les mystères de la kabbale dans la ville de Tsfat, au seizième siècle.

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la rédaction de Breslev Israël

Posté sur 06.04.21

Rabbi Yits'haq Louria – Le “Ari
(1534-1572)
 
Rabbi Yits'haq Louria Achkenazi était le leader d'un petit groupe d'érudits qui étudiaient en profondeur les mystères de la kabbale dans la ville de Tsfat, au seizième siècle. Même si l'impact de la kabbale du Ari sur le monde juif – et particulièrement sur le monde de la 'hassidouth – a été très grand, sa “production” littéraire fut relativement maigre. Lorsqu'un de ses étudiants lui demanda la raison pour laquelle il n'écrivait pas plus, il répondit: “Cela est impossible, car toutes les choses sont mutuellement liées. Je peux difficilement ouvrir ma bouche pour parler sans ressentir qu'une mer fait exploser sa digue et déborde de tous les côtés. Ainsi, de quelle façon pourrais-je exprimer ce que mon âme a reçu, et comment pourrais-je mettre cela sous la forme d'une livre?”
 
Le Ari était un visionnaire. Le monde caché de la kabbale était pour lui aussi clair que le sont les rue de Tsfat. Il voyait la vie spirituelle dans tout ce qui l'entourait et pour lui, les limites entre la vie organique (animée) et la vie inorganique (inanimée) n'étaient pas fixes. Pour lui, les âmes étaient de partout, dans tout.  
 
Un des membres de ce groupe d'élus spécialistes en kabbale, était Rabbi Moché Cordovero, l'auteur de “Tomer Devora”. Même si Rabbi Moché Cordovero était légèrement plus âgé que Rabbi Louria, c'est ce dernier qui était considéré comme le “Ari cheba'haboura”, le “lion” du groupe.
Une des idées maîtresses de la kabbale du Ari est celle du “tsimtsoum”. Même si le plus souvent, ce mot signifie “concentration” ou “contraction”, dans la kabbale du Ari, “tsimtsoum” signifie plutôt “retrait”, “recul”. Le Ari posait plusieurs questions. En les simplifiant énormément, on peut dire que ces questions étaient les suivantes: “Comment le monde peut-il exister si D-ieu est de partout?”; “De quelle façon D-ieu peut-il créer le monde de “rien”, s'il n'y a “rien”? Selon le Ari, D-ieu a était – si l'on peut dire – obligé de laisser un espace vacant pour le monde en abandonnant – en quelque sorte – une “sphère” en Lui-même. Par la suite, D-ieu a choisi de “revenir” dans cet espace vacant pendant l'acte de la création. Ce “retrait” de D-ieu est une métaphore pour l'exil.   
 
La kabbale du Ari peut être décrite comme une interprétation mystique de l'exil et de la rédemption. Cette kabbale reflète les sentiments religieux profonds des juifs de la génération du Ari. De fait, cette génération se relevait péniblement des conséquences du drame qu'avait été l'expulsion d'Espagne, en 1492. Les juifs de cette génération réfléchissaient également aux implications de ce véritable coup de massue. Pour eux, l'exil et la rédemption étaient des symboles mystiques puissants qui pointaient du doigt les processus parallèles dans l'Être divin. Une telle logique implique une idée morale nouvelle de l'humanité: l'homme de l'action spirituelle qui – grâce au processus de “tiqoun” (perfection) – met fin à l'exil historique du peuple juif et à celui de son Créateur.   
 

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