Rambam

Moché Maïmonide est sans doute le plus grand philosophe juif et codificateur de la loi juive de l'histoire. Né à Cordoue (Espagne), il fut obligé de s'enfuir

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la rédaction de Breslev Israël

Posté sur 22.05.08

Rabbi Moché ben Maïmon (le Rambam) (1135-1204)
 
Moché Maïmonide est sans doute le plus grand philosophe juif et codificateur de la loi juive de l’histoire. Né à Cordoue (Espagne), il fut obligé de s’enfuir – à l’âge de treize ans – des musulmans fanatiques. Il voyagea alors avec sa famille vers l’Afrique du nord; une dizaine d’années plus tard, il s’installa en Palestine. À cause de la dévastation causée par les Croisés, la Palestine devint virtuellement inhabitable; Moché Maïmonide dut alors – avec sa famille – partir vers la ville de Fostat (le Caire).
 
Pendant tous ces voyages, le jeune Maïmonide se concentrait sur ses études de la Tora, dirigées par son père. À l’époque où il s’installa à Fostat, il était déjà devenu un érudit réputé. Soutenu financièrement par son frère qui été négociant, le Rambam put écrire abondamment et obtenir une réputation internationale dans des domaines de savoir liés au judaïsme, mais aussi entièrement profane. Après la mort tragique de son frère, il eut la responsabilité de d’entretenir sa famille. Grâce à son renom, il fut nommé médecin principal du sultan.
 
La charge de travail qui incombait au Rambam était particulièrement importante: ses obligations envers la famille royale, mais aussi envers la communauté juive entière d’Égypte en tant que Naguid officiel (leader nommé par l’autorité du roi), les nombreuses questions halakhiques qui lui été adressées par les communautés du reste du monde et dont ses réponses sont appelées des responsa. Malgré tout, le Rambam trouva la force et l’énergie remarquables de rédiger parmi les plus grands ouvrages juifs; entre autres: son ouvrage philosophique “Le guide des perplexes” et son magnum opus “Michné Tora” qui est l’un des plus formidables code de la loi juive.
 
Même s’il était considéré comme un leader incontesté du monde juif de son époque, une partie de son oeuvre rencontra une opposition virulente, dû au fait qu’elle incorporait la philosophie aristotélicienne. Cette dernière s’opposait d’une façon directe à l’idéologie puriste traditionnelle des juifs achkenazes – et autres – qui pensaient que son travail de codification rendrait le rôle du rabbin et la tradition orale obsolètes. De plus, le Rambam ne cite généralement pas les sources du Talmud qu’il utilisait pour rédiger ses décisions halakhiques, ce qui engendra la peur de décourager les personnes d’étudier le Talmud. Le temps que passait le Rambam à étudier la philosophie grecque était également combattu avec force. Enfin, certains le critiquèrent car ils interprétèrent mal son oeuvre et ils pensèrent que le Rambam ne croyait pas en la résurrection des morts.
 
Malgré ces oppositions, le verdict de l’histoire à propos du Rambam semble pouvoir ce résumer ainsi: “De Moché Rabbénou jusqu’à Moché ben Maïmonide, personne atteignit le niveau de Moché.”
 

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