Écouter sa femme

Une femme satisfaite ne se plaint pas de son mari à sa mère, à ses amies, ou d'autres personnes. De fait, elle ne permettra à personne d'intervenir dans sa vie conjugale.

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le rabbin Lazer Brody

Posté sur 09.05.08

Après avoir appris que nos difficultés actuelles sont en fait un cadeau d'Hachem, nous continuons notre série avec les aspects pratiques d'une solution.
 
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Séparation : éteindre le feu
  
Nous devons comprendre que si un homme a l'emouna, il n'aura pas tendance à faire porter le blâme de ses problèmes conjugaux à une tierce personne. Peu importe si ses beaux-parents provoquent sa femme, ou le calomnient, ou la soutiennent ; dans tous les cas, il ne tombera pas dans le piège de la haine et de la vengeance.
 
Même lorsque les amies divorcées de sa femme l'encouragent à le mettre à la porte (la misère aime la compagnie), ou si une autre personne verse de l'huile sur le feu, le mari ne perdra pas de vue qu'en fin de compte, il reste le seul à blâmer. C'est à lui de corriger la situation, car personne d'autre ne peut le faire à sa place.     
 
Une femme satisfaite est celle dont le mari sait quoi faire, dire… pour lui faire plaisir. Il l'écoute, il la comprend, il est affectueux, il l'encourage… Tout ce qui représente un fardeau pour sa femme, il essaie d'en amoindrir le poids. Peu importe que le fardeau soit d'une nature physique – trop de tâches à faire à la maison, difficultés avec les enfants … – ou émotionnelle – soucis financiers, angoisse liée à l'avenir … Un mari digne de ce nom doit protéger sa femme contre toute forme de peine. Il doit satisfaire ses désirs – dans la joie – et il doit être sensible à ses besoins. En résumé, il est son meilleur ami.
 
Une femme satisfaite ne se plaint pas de son mari à sa mère, à ses amies, ou d'autres personnes. De fait, elle ne permettra à personne – y compris à ses parents – d'intervenir dans sa vie conjugale. Les personnes extérieures à son couple commencent à entrer dans sa vie lorsqu'elle commence à être mécontente et frustrée. C'est alors qu'elle cherche quelqu'un à qui parler, à qui elle pourra se plaindre. Rien ne frustre plus une femme qu'un mari qui ne l'écoute pas et qui reste insensible à ses sentiments.
 
Une femme a besoin de savoir que son mari est son meilleur ami, l'équivalent d'un père, d'une mère et d'un confident. L'exploit du mari consiste à être tout cela en même temps, selon les jours, les heures de la journée… Une femme a besoin d'avoir la garantie qu'elle sera toujours aimée, peu importe ce qu'elle fait. Savoir que son mari ne la critiquera pas – même si elle a fait une erreur – rempli une femme d'un sentiment inégalable de plénitude.
 
Une femme n'a certainement pas besoin d'un mari qui agit comme le véritable procureur de l'État: lorsqu'elle lui fait part de ses problèmes, de ses difficultés… son mari pointe un doigt accusateur vers elle en la condamnant et en la rabaissant pour ses manques, erreurs… Avec un tel mari, une femme aura vite fait de comprendre que son intérêt ne consiste pas à partager ses idées avec celui-ci, ni à lui faire part de ce qu'elle ressent.
 
Conséquemment, la communication qui devrait être parfaite entre un mari et sa femme prendra une autre tournure : celle d'une séparation, d'une division. Dans ce cas, le mari ne pourra que se reprocher à lui-même la crise ultérieure qui ne manquera d'éclater, un jour ou l'autre.  
 
Avertissement : aussi longtemps qu'une femme cherche l'écoute d'une amie, c'est le signal d'alarme qu'elle ne peut pas vider son cœur à son mari. Tant qu'elle a besoin du soutien et de l'encouragement de ses parents, c'est le signal d'alarme qu'elle ne reçoit pas l'amour et le support de son mari. Tant qu'elle passe des heures au téléphone, c'est le signal d'alarme qui lui manque l'écoute attentive et réceptive de son mari. 
 
En réalisant que la sérénité d'une maison dépend du mari, certains lecteurs pourraient devenir déprimés et découragés. Cependant, cela n'est pas la façon adéquate de réagir ou de résoudre un problème. Même si vous avez fait toutes les erreurs que nous avons décrites jusqu'à présent, la tristesse, la culpabilité et se torturer soi-même ne seront d'aucun secours. La manière d'améliorer un mariage est de mener une sérieuse évaluation de soi-même, d'améliorer et de corriger ce qui doit l'être. Sans oublier le plus important: prier Hachem pour être guidé et assisté dans cette épreuve.
     
Dans notre prochaine – et dernière – leçon, nous présenterons, avec l'aide de D-ieu, un plan d'action en six étapes pour réussir.    
 
Avertissement : l'objectif de cette série d'articles sur le chalom bayith (la paix conjugale) est de favoriser la réflexion et de fournir aux personnes psychologiquement stables – mariées ou qui y pensent – des conseils pratiques. En aucun cas, ces leçons doivent remplacer l'aide d'un professionnel dans les situations particulièrement difficiles.
  
(Vous êtes cordialement invités à rendre visite au site de Rabbi Lazer Brody à www.lazerbrody.net)

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