Le séder de la vie

Le premier soir de Pessah' s'appelle «Leil Haseder» [La soirée du séder], une soirée ou il y a beaucoup de coutumes instaurées par nos sages, qui sont l'organisation de la vie

10 Temps de lecture

le Rav Shalom Arush

Posté sur 12.03.2012

Le premier soir de Pessah' s'appelle «Leil Haseder» [La soirée du séder(l'ordre)], une soirée ou il y a beaucoup  de coutumes instaurées par nos sages, qui sont l'organisation de la vie et de ceséder ressort une grande morale!!

Le premier soir de Pessah' s'appelle «Leil Haseder» [La soirée du séder (ordre)], une soirée ou il y a de nombreuses coutumes instaurées par nos sages, qui sont l'ordre de la vie et de ce séder instauré par nos sages nous apprenons une grande morale pour notre vie quotidienne.

Tout d'abord, il faut savoir que lors de cette soirée importante qui ne revient qu'une seule fois par an il faut arriver avec des «Moh'in Deguadlout» [Un esprit large]-c'est-à-dire une grande Emouna[foi] car peu importe l'ordre dans lequel D' nous entraine et de quelle façon il nous dirige –c'est Sa volonté et c’est pour notre bien.
Parfois, il se trouve qu’une personne arrive à cette soirée après toutes les préparations, les nettoyages, les courses, les difficultés, avec la volonté que tout se passe dans l'ordre et que tout tourne comme les aiguilles d'une montre, et comme on dit que tout soit «stabilisé». Puis soudain, il manque une chose qu'on a oublié de faire ou d'acheter, ou il se passe une chose inattendue. Cette personne doit savoir qu'à ce moment elle se trouve devant une épreuve et doit se renforcer dans la Foi[emouna] , que cette épreuve vient de D' pour son bien, et que de cette façon Hashem dirige son «séder», sans s'énerver ou accuser quelqu'un. En plus, qu'il dise «tout vient de D' et pour le bien». Pourquoi ? parce que cette épreuve vient nous apprendre un chapitre dans la Emouna[Foi], un chapitre dans le séder [ordre] de la vie.

Très souvent, il arrive que la personne ait organisé un programme dans tel ou tel sujet. Mais à sa grande surprise, son programme change et tout l'ordre de ses pensées se chamboule ou s'annule, bien entendu tout cela est la volonté de D' qui est le patron du monde et de la même façon dans ce cas précis il doit se renforcer dans la Emouna[foi] sur le fait que tout vient de D' pour son bien.
C'est pourquoi, une personne qui a fixé un certain ordre, aussi bien pour la soirée du seder ou pour tout autre programme dans sa vie, pensera dans son cœur: «Pourtant j'ai organisé comme cela ,si Hashem veut, ca se passera comme ca ,et si Hashem ne veux pa,s j'annule ma volonté devant Sa volonté,  et sur tout je serais joyeux et recevrais avec Emouna tout ce qui arrivera».Et comme nous a appris Rabenou Hakadoch זי''ע, parfois justement quand les choses ne se passent pas dans l'ordre voulu par la personne, c'est le vrai ordre comme le concept «L’objectif du savoir est de ne pas savoir »
Nos sages nous ont organisé la soirée du seder selon les coutumes qu'elle contient:Kadech,Oureh'ats etc. Le but du séder est important et n'est pas un simple ordre, mais vient nous apprendre un ordre important dans la vie pour le service divin, comme nous allons l'expliquer avec l'aide de D':
 
Kadech-(le Kidouch [la sanctification du jour] sur le vin)- c'est le concept de «Asse Tov »[faire le bien], de rajouter de la sainteté, avec prières et Yiraat Chamaim[crainte de D'].
 
Oureh'ats- (la purification des mains sans bénédictions)- C'est le concept de «Sour Mera»[s'éloigner du mal]. se laver et se rendre propre de tout mal. En commençant par Kadech la personne rajoute en sainteté et en Yraat Chamaim,  par ce biais il s'éloigne du mal. En plus, Reh'ats[laver]-c'est le concept de Techouva, c’est à l'homme qu’il revient de se nettoyer des ses fautes et de faire une Techouva complète.
 
 Karpass-(on prend le celeri , on le trempe dans les eaux salées et on fait la bénédiction ''bore peri haadama'')
Le Karpass est une préparation auMaror , car par la bénédiction sur le Karpass , la personne pense a se rendre quitte de la bénédiction sur le Maror. Qu’est ce que le Maror ? C'est toute la partie amère dans la vie de chacun, chaque petite épreuve arrivant à la personne (Comme : une épreuve dans la parnassa , dans la santé, dans le couple, l'éducation des enfants etc.) et la personne doit d'être prête à la recevoir avec Emouna[foi], et comment va-t-il mériter cela ? Avec , seulement, une préparation et cette préparation est celle de laEmouna[foi] : étudier et prier sur la Emouna  (par les CD sur la Emouna et le livre ''Le Jardin de la Foi'') , c’est de multiplier les prières vers le Créateur afin qu'il nous fasse mériter la Emouna. Comme cela même si il lui arrive un malheur inattendu , alors il sera fort et solide dans la Mida de la Emouna et sera prêt à l’accepter avec amour et joie ,sans pleurnicher, se plaindre et sans repousser les malheurs ,car leur seul but est d'élever la personne.
 
Yah'ats-(on coupe la Matsa en deux et on cache le gros morceau pour l'Afikoman)-Certaines communautés ont l'habitude de dire [coutumes des juifs marocains]: « De même que l’on coupe la Matsa, de même D' ouvrira la mer aux enfants d'Israël», et il est dit dans le traité de Pessah'im :«Obtenir la parnassa pour l’'homme est aussi difficile  qu’obtenir l'ouverture de la mer», comme il est écrit dans les psaumes en premier «A Celui qui coupe la mer en partie» et juste après est écrit: «A Celui qui donne le pain à toute chair [personne]» Tout cela car il revient à  chacun de se renforcer dans la confiance en D’ ,et surtout au sujet de la parnassa, afin de savoir que D' nourrit et subvient à tout. Avec la confiance en D' se crée le réceptacle pour recevoir la parnassa avec abondance.
 
Maguid-(lecture de la Haggadah)-Pendant la lecture de la haggadah on raconte les miracles que D' a fait au peuple d’Israël lors de la sortie d'Egypte ,mais l'essentiel du devoir du Maguid est de raconter ses propres miracles, ceux  que D' lui a fait dans sa propre délivrance , car chacun a une histoire en lui pleine de miracles ,aussi bien spirituels que matériels . Par ses propres miracles il doit se renforcer ,regarder ses bons côtés et se réjouir de sa part, et donc louer D' sur Ses miracles et Ses merveilles .Le Maguid fait aussi allusion à l'étude de la sainte Tora qui est une condition obligatoire pour passer cette vie sur terre.
 
Rah'tsa-(sanctification des mains pour le repas)– Ceci représente le concept de propreté après propreté, c'est-à-dire Techouva sur la premièretechouva comme Rabenou explique dans le Likoute Moharan .
 
Motsi-Matsa-(Mitsva de manger la Matsa)- Cela fait allusion aux Zivouguim et de la vie de couple, comme il est écrit dans le Traite deYebamot : la Guemara pose la question «Matsa[ce qui veut dire il a trouvé]  ou Motsé  [ce qui veut dire je trouve]?  Matsa, Comme il est écrit: « Matsa Icha Matsa Tov»[c.a.d: Qui a trouvé une femme distinguée a trouvé le bonheur ]»(Michlei 18,22),Motsé ,comme il est écrit:«Motse ani mar mimavet et a icha»[Et ce que j'ai trouvé de plus amer que la mort, c'est la femme,](Kohelet 7,26) . Et ceci  représente le travail sur la paix dans la maison car selon cela il mérite ou Matsa ou Motse. Il est bien connu que la Matsa fait allusion au savoir saint [Daat], la Foi et le Daat[savoir] fait le lien entre deux contraires ,parce que c’est seulement avec la foi qu’il est possible de vivre avec sérénité dans le foyer.
 
Maror -(on prends  unKazait de laitue amère, on récite la bénédiction dessus puis on la mange)-c'est l'étape essentielle dans laquelle la personne arrive aux herbes amères, et l'amertume c'est tous les échecs et les épreuves [comme expliquer plus haut dans le Karpass], car a chaque personne lui revient sa part d'amertume qu'il doit recevoir avec joie en bénissant cette amertume, car sur le Maror on récite la Berah'a: «Qui nous a sanctifié…sur l'acte de manger le Maror»,car lorsqu'on reçoit cette  amertume avec joie et on se sanctifie avec Foi ,par ce biais s'adoucit l'amertume des défauts.

Cette histoire de Rabbi Na'hman de Breslev est bien connue :«Un juif et un allemand voyageaient ensemble. La fête de Pessa'h (la Pâque juive) approchait à grand pas et le juif avait entrepris de décrire à son compagnon de voyage le festin somptueux que les familles juives partagent à cette occasion. “Le vin est servi en abondance et des plats très fins que vous n'avez certainement jamais goûtés sont amenés sur la table, les uns après les autres.” Tout en écoutant d'une façon polie, l'allemand – n'ayant jamais participé à un Séder – avait de la difficulté à partager l'enthousiasme du juif.
 “Vous devez absolument savoir ce dont il s'agit” dit le juif. “Peut-être pourrais-je vous enseigner à prétendre que vous êtes juif ; ainsi, le soir de Pessa'h, vous pourriez m'accompagner à la synagogue où un des membres bien élevé de la congrégation vous invitera certainement. Il sera ravi de vous avoir à sa table pour le festin.”
 Cela semblait être une bonne idée et en moins de temps qu'il n’en faut pour le dire, l'allemand avait appris à se comporter de telle manière qu'on puisse penser qu'il était juif. Il apprit même le yiddish, une langue qui n'était pas très différente de sa langue natale.
Peu de temps avant la fête, le juif expliqua à son ami allemand les coutumes traditionnelles du Séder. “Il y a le Qidouch, que nous récitons sur un verre de vin ; ensuite, nous nous lavons les mains et nous mangeons une tranche de concombre. Après, nous racontons la Haguada qui décrit la sortie d'Égypte ; nous lisons le texte entier de la Haguada et nous posons tout un tas de questions pertinentes au récit.
 Tout se passe selon un ordre précis et, en fin de compte, nous entamons le succulent repas, avec la quantité phénoménale de spécialités juives que je vous ai décrites.” Par accident, le juif oublia de dire à son ami qu'il fallait manger – à un moment précis du Séder – des herbes amères.
 La veille de la fête de Pâques – avant d'aller à la synagogue – l'allemand jeûna le jour entier. Il désirait être prêt avec un appétit digne du repas exceptionnel qu'on lui avait promis. Lorsque les prières furent terminées à la synagogue, les deux amis furent invités – chacun dans une maison différente – à partager le Séder.
 Lorsqu'il pénétra dans la maison de son hôte, une odeur merveilleuse sortait de la cuisine et remplissait toute la maison. On montra à l'allemand une chaise splendide – proche de celle du maître de maison – sur laquelle on invita l'allemand à s'asseoir pour commencer le repas. La salive commençait déjà à remplir sa bouche, lorsqu'il entendit le maître de maison réciter le Qidouch. Chaque personne assise autour de la table but un verre entier de vin. “Quelle merveilleuse coutume,” pensa l'allemand, ”un bon repas doit toujours commencer avec un bon vin.”
 Peu de temps après, on apporta de l'eau à la table et les participants au Séder commencèrent – les uns après les autres – à se laver les mains, en utilisant un gobelet de grande taille. “Étrange, très étrange,” réfléchit l'allemand, “ils se lavent pour le repas.” Ensuite, on donna à chaque personne un tout petit morceau de concombre qu'il fallait tremper dans de l'eau salée.
 “Ces juifs ont décidemment une idée particulière de ce que doivent être les hors d'œuvres,” pensa-t-il, “cependant, la nourriture que je sens sera sans aucun doute plus copieuse que cela.” Le temps passait et l'allemand commençait à se sentir impatient. Il n'avait pas mangé de la journée et son estomac commençait à se faire sentir. De fait, le vin et le concombre le rendaient malade. Ce qui le surprenait, c'est que tout le monde autour de lui semblait joyeux.
Les deux heures qui suivirent furent consacrées à la lecture et à la discussion de la sortie d'Égypte des juifs. “Cela va-t-il encore être long ?” Pensa l'allemand, “ces gens-là n'ont-ils jamais faim ?” Finalement, les matsoth furent amenées sur la table. Un autre verre de vin fut servi et tout le monde commença à se laver les mains, pour une deuxième fois.
 L'allemand fixa les matsoth et se força à rester clame. Il était persuadé qu'on ne tarderait pas à amener les bons plats qu'il attendait depuis si longtemps. Les matsoth étaient dures et sans goût, mais cela représentait l'avantage de pouvoir au moins manger quelque chose Il se laissa aller sur les morceaux de matsoth qu'on lui tendait et attendit avec impatience la suite du repas.
 Son ami juif lui avait déjà dit ce qui allait se passer à propos de l'originalité de se laver les mains de cette sorte. Cependant, lorsqu'on servit l'herbe amère, pour la première fois de la soirée, l'allemand ne savait pas ce qui se passait et il ne connaissait pas la nourriture qu'il devait manger. Dès l'instant où il mit un morceau de raifort dans sa bouche, ses yeux devinrent rouges et il s'étrangla.
 Pensant qu'il s'agissait du plat principal du repas, il sortit de la maison en courant pour se rendre à la synagogue. Les deux amis avaient promis de s'y rencontrer après la fin du Séder. “Maudits juifs,” pensait-il, “après toute cette cérémonie ils servent du raifort à table !”
 Plus tard dans la soirée, son ami juif arriva, l'air heureux et la panse pleine. “Comment a été la soirée de vôtre côté ?” demanda-t-il. “Vous les juifs, êtes complètement fous !” répondit l'allemand. “Vous êtes n'agissez pas d'une façon normale.” Il continua à parler en détaillant les évènements de la soirée et la façon dont il s'était échappé du Séder. “N'êtes-vous pas bête d'avoir fait cela ?” dit le juif. Si vous aviez attendu quelques minutes de plus, vous auriez mangé les meilleurs plats que nous n'avez jamais vus ! Ne saviez-vous donc pas que le repas commence réellement après les herbes amères (le raifort) ?”
 La situation est identique lorsqu'on désire se rapprocher de D-ieu. Après que les efforts aient commencés, on nous donne une certaine dose d'âpreté à déguster dans le but de nous purifier. Cependant, si nous pensons que cette chose amère à avaler représente la totalité de notre service de D-ieu, nous quittons le service en courant et nous perdons le repas entier ! D'autre part, si nous restons un peu plus longtemps, nous sentons la joie naître en nous et le plaisir qui accompagne notre rapprochement de D-ieu-c.a.d.: le repas royal.
 
Koreh'-(on prend un Kazait de Matsa et de Maror , on les rassemble en forme de sandwich puis on les mange avec la H'arosset)-Cela représente le fait de manger l'amertume -c'est-à-dire les malheurs et les difficultés avec douceur. La on remarque que lorsque la personne sait «manger» l'amertume et la recevoir comme elle est, alors commence l'adoucissement et la délivrance, et s'adoucit le jugement avec miséricorde.
 
Choulh'an oreh'-(on met la table et on mange avec appétit)-  Après avoir mérité de recevoir les herbes amères ,c'est-à-dire les épreuves et les malheurs avec Foi il mérite une grande atténuation ,et un repas royal –dans ce monde ci et le monde a venir .Car la vie de celui  qui a la Emouna [foi] est extraordinaire.
 
Tsafoun-(on mange lekazait de Matsa de l' Afikoman et après il est interdit de manger)-Afikoman ,après elle il est interdit de manger quoi que ce soit afin que le gout de cette Matsa spirituelle reste dans sa bouche, cette Matsa représente la sagesse de la Emouna [foi] , pour que la personne puisse passer toute cette nuit, la nuit et l’obscurité représentant les épreuves dans ce monde ci, avec la sagesse de la Emouna . Alors pour toujours, restera dans sa bouche le gout de l'Afikoman , le gout délicieux de la Emouna.
 
Bareh'-(on récite la bénédiction sur le repas)-C’est àl'homme que revient le fait de toujours bénir D' sur le bien et sur ce qui a l'air moins bien, car tout ce que D' fait c'est pour le bien ! Etl'homme est obligé de bénir D' aussi bien sur le mal comme sur le bien [Choulh'an Arouh']
 
Hallel-(récitation du Hallel[louange ]-C’est àl'homme qu’il revient de toujours louanger Hashem et le remercier avec beaucoup de remerciements.
 
Nirtsa-(chants et louanges)-si l'homme mérite de passer cette vie dans l’ordre des choses, alors D' recevra son service divin et  sa Techouva.
 
Voila le seder de la vie, le seder [ordre] éternel et vrai, qui est plein de morale sur le service divin avec prières et foi.
Que ce soit sa volonté qu'on mérite d'être protégés du H'amets à Pessah', spirituel et matériel, et que l'on sorte de l'exil vers la délivrance , la délivrance complète de nos jours , Amen.
 

Ecrivez-nous ce que vous pensez!

Merci pour votre réponse!

Le commentaire sera publié après approbation

De l'équipe du site

Ajouter un commentaire

prochain article

Pâque arrive! Nous pensons à Pâque comme le temps du nettoyage de printemps: une sorte de sac mélangé de matza (le bon) et de chametz (le mauvais)